Pierre Louÿs,
La Femme et le Pantin : roman espagnol
“ Concha s’était relevée un peu : elle se tenait encore à genoux, les mains près des joues, les yeux levés à moi... Il semblait qu’il n’y avait plus l’ombre d’un reproche dans ces yeux-là, mais... je ne sais comment m’exprimer... une sorte d’adoration... D’abord ses lèvres tremblaient si fort qu’elle ne pouvait pas articuler... Puis je distinguai faiblement : « Oh ! Mateo ! comme tu m’aimes ! » Elle se rapprocha, toujours sur les genoux, et murmura : « Pardon, Mateo ! Pardon ! je t’aime aussi... » Pour la première fois, elle était sincère. ”
