Michel de Montaigne,
Journal du voyage de Montaigne
“ Ce qui prouve que les Essais de Montaigne ne l’ont pas suffisamment fait connoître, c’est la diversité des jugemens qu’on a porté de lui [7] . Ici l’on ne voit plus l’Ecrivain, non pas même dans le moment le plus froid de la composition la moins méditée : c’est l’homme, c’est Montaigne lui-même, sans dessein, sans aucun apprêt, livré à son impulsion naturelle, à sa maniere de penser spontanée, naïve, aux mouvemens les plus soudains, les plus libres de son esprit, de sa volonté, &c. ”
