Michel de Montaigne,
Essais/édition Michaud, 1907
“ « Grâce à Dieu, philosopher n’est ni beaucoup apprendre ni s’adonner aux arts ». « C’est bien plus par leurs mœurs que par leurs écrits, que les philosophes se sont appliqués au plus grand des arts, à celui de bien vivre (Cicéron) . » — Léon, prince des Phliasiens, demandait à Héraclide Ponticus à quelle science, à quel art il se livrait : « Je ne connais, répondit celui-ci, ni art, ni science ; je suis philosophe. » — On reprochait à Diogène qu’ignorant comme il l’était, il se mêlât de philosophie : « C’est précisément là, répliqua-t-il, ce qui fait que je suis plus propre à m’en mêler. » ”
