Thomas Lydgate

Définition et enjeux

Portrait de George Eliot George Eliot Middlemarch (1872)

Lorsqu’il eut refermé son livre, étendant ses pieds vers les cendres du foyer et se croisant les mains derrière la tête, dans cette agréable et crépusculaire lumière de l’âme qui suit l’excitation, alors que la pensée quitte l’étude attentive d’un objet spécial pour embrasser dans un sentiment vague tous ses rapports avec l’ensemble de notre existence, Lydgate se sentit pris d’un enthousiasme triomphant pour ses études et de quelque chose qui ressemblait à de la pitié pour les hommes moins heureux qui n’appartenaient pas à sa profession.
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Portrait de George Eliot George Eliot Middlemarch

Un but élevé, dans une profession quelconque, peut souvent trouver en province un champ d’action plus libre, sinon plus riche.
L’un des dons particuliers de Lydgate était une voix habituellement profonde et sonore, susceptible pourtant à l’occasion d’une douceur pleine de charme. Il portait dans son maintien habituel une certaine fierté, une conviction intrépide du succès, une confiance dans ses propres forces et dans sa droiture qui fortifiait son dédain pour les petits obstacles et les tentations dont il n’avait pas encore fait l’expérience.
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Portrait de George Eliot George Eliot Middlemarch

Lydgate était amoureux d’elle, comme un homme peut l’être d’une femme à laquelle il n’espère pas pouvoir jamais parler. C’était une Provençale aux yeux noirs, au profil grec, avec des formes pleines et majestueuses, dont la voix était un mélodieux roucoulement. Elle n’était arrivée que depuis peu à Paris et s’y était fait une réputation de vertu, c’était son mari qui jouait avec elle le rôle de l’amant infortuné.
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