Adrien Souberbielle

Élements biographiques

Adrien Souberbielle,  Comment on traduit Tolstoï

“ Sans doute, la calme beauté de la nuit le dispose à jeter ce cri de joie intime. Mais c’est comme à son insu que l’harmonie des choses parle à son âme préparée à l’entendre. Elle ne détourne pas son attention des pensées qui s’apaisent au profond de lui-même. Cela est admirablement marqué dans Tolstoï par l’absence même de tout commentaire. Cette simplicité égare le traducteur. Voici ce qu’il écrit : « Comme il fait beau, mon Dieu ! comme il fait beau, disait Nekhloudov. Mais c’était dans son âme surtout qu’il faisait beau. » ”
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Adrien Souberbielle,  À propos de la traduction de « Résurrection »

“ Le seul tort de la direction de l’Écho de Paris est donc, en fin de compte, d’avoir publié une traduction que votre collaborateur estime « incohérente et terne ». Mais c’est de quoi, raisonnablement, on ne saurait faire un crime ni à ce journal, ni à l’éditeur qui a ensuite consenti à publier une traduction revue, remaniée, allégée, toute différente de la traduction complète qu’avait publié l’Écho de Paris. Des défauts littéraires de ma traduction, de ce qu’elle a d’« incohérent », de « terne » et de « ridicule », toute la faute est à moi seul : et là-dessus chacun est libre d’avoir son avis. ”
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Adrien Souberbielle,  Comment on traduit Tolstoï

“ En certains endroits par la faute du traducteur la vie semble se retirer de l’œuvre. Tolstoï n’introduit jamais un personnage sans qu’il soit dès l’abord dessiné en quelques larges traits, campé dans son attitude coutumière et nettement diversifié de tous les autres hommes. La moindre des figures secondaires, qu’un écrivain d’une imagination créatrice moins puissante n’eût jamais su tirer de l’ombre, se précise et s’anime, avec toutes les apparences de la vie, dans les romans de Tolstoï. ”
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