Edmond Blanc Traité de la législation des théâtres ou Exposé complet et méthodique des lois et de la jurisprudence relativement aux théâtres et spectacles publics… (1830)

Il arrive parfois aussi que des acteurs tout novices sont engagés dans une entreprise , à fort bas prix, pour y faire leur apprentissage. On ne saurait non plus leur appliquer le principe de la nécessité de l'acceptation par le public; c'est au directeur à en tirer le parti qu'il juge convenable, et à ne point leur confier de rôles qui soient au-dessus de leurs forces : le taux, toujours si médiocre, des appointements qui leur sont donnés, et la durée souvent fort longue de l'engagement , sont fixés en considération de leur inexpérience et du peu d'utilité qu'ils peuvent rapporter à la troupe.
Source : Gallica

Edmond Blanc Notice sur Tronson Du Coudray

Ce n'était pas le seul désir de la gloire qui avait porté Tronson du Coudray à plaider cette cause, mais c'était le besoin de sa grande ame de ne pas accepter aveuglément les jugemens des hommes. Son noble caractère lui faisait une loi de se tenir en garde Contre les premiers mouvemens souvent irréfléchis de l'enthousiasme ou de l'indignation, pour se former une opinion juste et vraie, une opinion à lui. Qualités précieuses dont il devait un jour fournir des preuves plus éclatantes, dans une cause où le succès ne couronnerait pas ses généreux efforts !
Source : Gallica

Edmond Blanc Traité de la législation des théâtres ou Exposé complet et méthodique des lois et de la jurisprudence relativement aux théâtres et spectacles publics… (1830)

L'acteur est obligé envers les spectateurs à remplir le rôle dont il est chargé, et, s'il paraît coupable de négligence ou de paresse, les sifflets sont les seules mesures répressives que l'usage autorise et que le bon ordre puisse permettre. Pour tout ce qui est étranger à son emploi,
le comédien n'est point justiciable du parterre : que sa conduite soit bonne ou mauvaise, ses opinions politiques saines ou exagérées, peu importe; sa conscience est un sanctuaire où nul ne doit pénétrer. Quant à ses actions, elles sont soumises , comme celles de tous les citoyens, aux lois communes
Source : Gallica

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