Joseph-Christian-Ernest Bourret

Élements biographiques

Joseph-Christian-Ernest Bourret Ouverture des cours, le 5 décembre 1864 (1865)

Chacun se fera du reste un devoir de vous suivre. Vous serez aidé dans cette voie par le pieux et savant prélat qui nous dirige ; vous serez obéi par nous tous, qui nous estimons heureux de marcher sous cette double direction. Nous tous, je me trompe : il en est un qui manquera, l'un de ceux que vous estimiez le plus et qui le méritait davantage. Vous nous l'aviez ravi une première fois, Monseigneur, pour l'associer à vos travaux et à vos sollicitudes, et voilà, qu'à son tour, l'Église vous le prend à vous-même, pour le faire asseoir aux sommets de la hiérarchie.
Source : Gallica

Joseph-Christian-Ernest Bourret Ouverture des cours, le 5 décembre 1864 (1865)

On allait à Orléans, à Bourges, à Poitiers, où l'on étudiait à la fois les deux droits; il ne restait à Paris que les étudiants pauvres, ou ceux qui se destinaient exclusivement aux divers ministères du gouvernement de l'Église et des officialités.
Ne soyons pas injustes pourtant : si, au moyen âge, ou ne rencontre guère à Paris que le cardinal Le Moine et Henri Boich dont on puisse tirer quelque gloire, au seizième siècle et dans le suivant, la faculté de décret présente quelques hommes qui ne sont pas sans notoriété dans l'histoire.
Source : Gallica

Joseph-Christian-Ernest Bourret Ouverture des cours, le 5 décembre 1864 (1865)

Il fallait des étrennes à tout le monde : tant de sous parisisau doyen, tant de bourses aux docteurs, tant de gratification aux bedeaux, tant d'honoraires au chancelier, sans compter les robes, les bonnets, les fourrures et les festins qu'on était obligé de donner aux divers membres de la faculté et à ses confrères. C'était ruineux. Aussi s'arrêtait-on d'ordinaire au baccalauréat ou à la licence, d'autant que pour le doctorat en décret il fallait justifier au moins de quatre-vingts livres de revenu. La science des lois elle-même s'était faite aristocratique.
Source : Gallica

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