Octave Forsant, L'école sous les obus : pages vécues du martyre de Reims (1918)
“ Dans la cave, où on se sait en pleine sécurité, le calme revient vite; les dames réconfortent les petits, sèchent leurs larmes, leur donnent un peu de chocolat, et bientôt les langues vont leur train. A chaque détonation, les plus jeunes lèvent le doigt en disant : « Boum! » — Ça les amuse maintenant. — Tout est fini, mais nous l'avons échappé belle! Qu'importe, puisqu'il n'y a pas eu d'accident. Le bombardement a continué encore une demi-heure, mais l'école n'a pas reçu d'autre obus. A 10 heures, nous sommes remontés, et les maîtresses aidées des mamans ont reconduit les enfants chez eux. ”
