Octave Forsant

Élements biographiques

Octave Forsant L'école sous les obus : pages vécues du martyre de Reims (1918)

Dans la cave, où on se sait en pleine sécurité, le calme revient vite; les dames réconfortent les petits, sèchent leurs larmes, leur donnent un peu de chocolat, et bientôt les langues vont leur train.
A chaque détonation, les plus jeunes lèvent le doigt en disant : « Boum! » — Ça les amuse maintenant. — Tout est fini, mais nous l'avons échappé belle! Qu'importe, puisqu'il n'y a pas eu d'accident.
Le bombardement a continué encore une demi-heure, mais l'école n'a pas reçu d'autre obus. A 10 heures, nous sommes remontés, et les maîtresses aidées des mamans ont reconduit les enfants chez eux.
Source : Gallica

Octave Forsant Revue des Deux Mondes

L’attitude de ces maîtres, les exemples de courage et de sang-froid que certains ont donnés, notamment en traversant deux fois par jour, pour se rendre à leur école, la ville bombardée à des heures très variables, ont été du plus heureux effet, non seulement sur les élèves mais aussi sur la population en majorité besogneuse, qui, ne pouvant — ou ne voulant — quitter la ville, trouva dans cette attitude un réconfort et un encouragement à supporter la terrible existence que lui faisait l’ennemi.
Source : Wikisource

Octave Forsant L'école sous les obus : pages vécues du martyre de Reims (1918)

Un nouvel obus vient de tomber sur l'école, trouant encore les deux premières plates-formes et brisant tous les carreaux.
Les petits, restés un peu en arrière, sont terrifiés et poussent des cris étourdissants; des soldats réfugiés là les prennent dans leurs bras et les descendent hâtivement. Les plus grands, que je conduis, ont, eux, conservé à peu près leur sang-froid ; ils descendent tranquillement. En bas, nous réunissons tout le monde autour de nous et rassurons les plus peureux; maintenant qu'ils ne craignent plus les obus, ils se calment vite.
Source : Gallica

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