S. E. Mártens Ferrão

S. E. Mártens Ferrão,  Consultation du conseiller d'État avocat général de la Couronne de Portugal… (1880)

“ En vérité, l'idée de la contrebande de guerre est complexe et variable, selon le temps et les circonstances, et, à cause de cela, difficile d'être déterminée d'une façon absolue. Toutefois, comme l'or, l'argent, le cuivre, soit en monnaye soit en lingots, peuvent être considérés des instruments propres à l'acquisition d'objets de première nécessité pour la guerre, cette puissante raison a porté la plupart des auteurs de droit international à admettre les dits métaux dans cette généralité. ”
Source : Gallica

S. E. Mártens Ferrão,  Consultation du conseiller d'État avocat général de la Couronne de Portugal… (1880)

“ On ne pourra pas opposer que la doctrine de la contrebande de guerre est seulement appliquable aux belligérants reconnus. Non-seulement cette distinction ne se trouve pas dans les auteurs, mais, dans l'hypothèse dont il s'agit, la qualité de belligérant ne manquait pas évidemment au gouvernement légitime : on pourrait seulement refuser cette qualité à son compétiteur, ce qui rendrait plus fâcheuse
encore la position du dit compétiteur, puisque une telle circonstance prouverait que l'emprunt n'avait pas été contracté avec un belligérant reconnu.
”
Source : Gallica

S. E. Mártens Ferrão,  Consultation du conseiller d'État avocat général de la Couronne de Portugal… (1880)

“ Si l'argent monnayé, seulement par le fait d'être envoyé à un des belligérants, est considéré contrebande de guerre, et comme tel perdu pour celui-ci lorsqu'il y a capture, comment ne serait-il pas également perdu pour le belligérant qui l'a perçu, lorsque cet argent, se trouvant en sa possession, vient à être saisi par la partie adverse, quelle qu'en soit la provenance connue, et quand même tous les titres ou effets de commerce qui le représentent, n'auraient été encore réalisés ? ”
Source : Gallica

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