Un amateur du vieux langage

Élements biographiques

Un amateur du vieux langage Vocabulaire du Berry (1854)

Il faut bien se garder toutefois de proscrire comme vicieuses et indignes de figurer dans le Vocabulaire, des formes en apparence capricieuses, et qui, en réalité, se rattachant par un fil plus ou moins délié à des règles inhérentes à l'idiome lui- même, contribuent à former son caractère propre. Il arrive même souvent que le mot à examiner, au lieu d'être une altération du français, est le vieux français lui-même, que l'imprimerie a rebuté, mais que la prononciation a conservé
Source : Gallica

Un amateur du vieux langage Vocabulaire du Berry (1854)

Il avait été fait dans la littérature un certain abus de l'idiome berrichon; le coupable est un grand écrivain, notre compatriote, que nous avons appelé ailleurs, avec justice, l'héritier direct de Rousseau et de Bernardin de Saint-Pierre. George Sand avait révélé le Berry aux salons de Paris, et s'était aperçu qu'il y avait dans notre langage une veine assez riche à exploiter; il a mis alors en circulation des pièces très bien frappées sans doute, mais qui n'étaient pas toujours de bon aloi. Plus d'un Berrichon a pu s'étonner alors que sa province eût tant d'esprit.
Source : Gallica

Un amateur du vieux langage Vocabulaire du Berry (1854)

C'est spécialement dans les verbes indiquant une réaction, que le retranchement ou la contraction atteignent leur maximum : débiller pour déshabiller, déloper, dépaissir, dennuyer. Ici c'est le berrichon qui a la tournure svelte, et le français semble ne marcher qu'avec des béquilles.
L'addition n'est en général guère moins raisonnée : quelquefois elle a pour but de rattacher plus sûrement le mot à
l'idée qu'une addition semblable exprime en français.
Source : Gallica

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