Adolphe-Fr.-T. Chevalier

Résumé

Adolphe-Fr.-T. Chevalier Première Lettre à M. le Cte Decazes… (1817)

Efforts inutiles, vous semez sur un sol ingrat, ou du moins vous choisissez bien mal ce que vous lui donnez à reproduire. Mais voyons ce que vous entendez par une responsabilité plus forte que celle de la loi : « C'est, messieurs, cette responsabilité qui n'est pas seulement dans la bouche du magistrat, mais dans sa conscience.» La conscience d'un ministre de la police ! Vous êtes gai, monsieur le comte, excessivement gai. Il est bon, je l'avoue, d'assaisonner de plaisanteries, ce qu'on débite en présence des représentans d'une nation qui se distingue par un caractère éminemment, enjoué
Source : Gallica

Adolphe-Fr.-T. Chevalier Première Lettre à M. le Cte Decazes… (1817)

L'ordonnance du 5 septembre n'est donc pas un acheminement vers un bon gouvernement constitutionnel, mais un pas rétrograde ; l'ordonnance du 5 septembre n'accorde donc rien au peuple, tandis qu'au contraire elle lui retire beaucoup ; elle n'affermit donc pas la confiance de la nation, dans le gouvernement du Roi ; elle tend donc, cette ordonnance du 5 septembre, à établir un gouvernement ministériel, un gouvernement aristocratique, puisqu'elle met la représentation nationale sous l'influence absolue du ministère, loin de la dégager de toute influence.
Source : Gallica

Adolphe-Fr.-T. Chevalier Première Lettre à M. le Cte Decazes… (1817)

La différence, monsieur le comte, et il faut bien qu'il y en ait, puisqu'une comparaison n'est jamais parfaite ; la différence c'est que le malheureux dira peut-être qu'il ne s'est laissé entraîner au crime que par la misère et le désespoir, tandis que le ministre ne saurait jamais rien alléguer pour sa justification; que l'un a blessé les droits de quelques individus seulement , tandis que l'autre s'est efforcé de ravir à toute une nation son bien le plus précieux, la liberté
Source : Gallica

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