Résumé

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas La Dernière Année de Marie Dorval

Oh ! il y a pourtant des femmes qui font cela.
— Mè mère, mè mère ! s’écria l’enfant fondant en larmes.
— Oh ! je suis sûre du rôle maintenant, s’écria Dorval, je viens de jouer pour notre petit Georges, Luguet, et tu vois, le voilà qui pleure. Ne pleure pas, Georges, ne pleure pas, mon enfant, les femmes qui font cela ne sont pas de vraies mères, et moi, je suis ta mère, mon Georges, ta mè mère chérie. Embrasse-moi. Oh ! que je suis folle de faire pleurer comme cela mon enfant !
Et elle pleurait à son tour, mais comme pleurait Dorval, à sanglots.
Source : Wikisource

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas La Dernière Année de Marie Dorval

Eh ! mon Dieu, si tous ceux qui ont applaudi notre pauvre Marie Dorval dans les Deux Forçats, dans le Joueur, dans l’Incendiaire, dans Antony, dans Marion Delorme et dans Ketty Bell apportaient chacun un franc seulement, ce n’est plus une pierre que l’on pourrait mettre sur sa tombe, ce serait un monument que nous pourrions lui faire bâtir.
Nous ne sommes pas si exigeants, nous ne demandons pas qu’on inhume, comme en Angleterre, les artistes dans la sépulture des rois, nous demandons seulement qu’on ne les jette pas dans la fosse commune.
Source : Wikisource

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas La Dernière Année de Marie Dorval

Te voilà, mè mère !
Dorval le prend, le soulève pour l’embrasser, et tout à coup sent l’enfant, qui au lieu de l’aider de son élan, lui pèse de tout son poids, glisse entre ses mains et s’affaisse sur lui-même.
Elle croit que c’est un jeu, le relève, et voyant la même faiblesse en rit d’abord, puis le gronde, et enfin s’aperçoit que l’enfant est près de s’évanouir.
Elle appelle, elle crie, elle montre Georges couché à ses pieds, on court chez un médecin. Pendant ce temps, l’enfant tombe en convulsions et perd complètement connaissance.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature