Alexandre Rocoffort

Pylade (1881)

Résumé

Alexandre Rocoffort,  Pylade (1881)

“ C'était Robert.
Entrant avec violence et sans voir son ami dans le clair-obscur de la salle, repoussant brutalement son épagneul accouru tout joyeux à sa rencontre, le marquis de Pontaven arracha ses gants, les lança avec sa cravache et son chapeau à l'autre bout de la pièce; puis, se jetant dans un grand fauteuil auprès du foyer, il se voila la
face avec les mains et parut s'absorber dans un muet désespoir.
”
Source : Gallica

Alexandre Rocoffort,  Pylade (1881)

“ Pontaven n'est plus à moi; le jeu m'écorne le reste, car ce n'est pas la première fois que j'y perds. Quand j'aurai tout dissipé, tout mangé, tout perdu, je saurai ce qui me reste à faire. Et adieu les Pontaven!. J'ai assez mal porté le nom de mes aïeux pour le faire disparaître.
— Ah! c'est trop fort, s'écria Pylade; tu n'as pas plus de caractère et d'énergie qu'une poule mouillée! C'est cela, tue-toi! Tu as déjà fait dans ta vie un certain nombre de folies ; tu couronneras ton œuvre par la plus grande de toutes!
— Je ne me tuerai pas, dit Robert souriant amèrement.
”
Source : Gallica

Alexandre Rocoffort,  Pylade (1881)

“ Vente au profit des orphelins de la Vendée. La maîtresse de céans, la belle Hélène de la TourLandry, y réalise une recette princière en vendant à chacune de ses invitées le jouet à la dernière mode, que portaient à Paris cette année toutes les élégantes de Longchamps. C'est le kaléidoscope dans lequel on glisse, à côté des petits morceaux de verre multicolores, des fleurs naturelles du plus charmant effet. Devant
cette boutique, la plus achalandée de toutes, le baron de Jauzac, mis en belle humeur par quelques coupes de Champagne, se démène et débite un boniment follement excentrique.
”
Source : Gallica

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