Richard Wagner,
L’Anneau du Nibelung
“ Erda ! Femme éternelle ! Monte ! approche ! O Wala ! Approche ! (Une lueur blenâtre et crépusculaire éclaire l’entrée de la grotte. Erda émerge peu à peu des profondeurs. Elle semble couverte de givre, ses cheveux et ses vêtements dégagent une vive clarté.) Erda. Fort est le chant ; fort agit le charme. L’éveil m’arrache, au songe sachant. Qui donc me trouble ainsi ? Le Voyageur. C’est moi qui t’éveille ; des charmes j’use, puissants à rompre le plus pesant sommeil, Partout je passe, dieu voyageur, pour encor apprendre. Maint vieux savoir je recueille. ”
