Alexandre de Balche

Résumé

Alexandre de Balche M. Renan et Arthur Schopenhauer… (1870)

La gloire, voilà la maladie de la France; maladie sérieuse, parce qu'on la traite légèrement, et qui menace de devenir chronique, grâce a ceux qui, au lieu de la guérir, ne pensent qu'a en faire leur profit; quand le gouvernement a besoin de l'approbation du peuple pour se faire pardonner une énormité, ou son favoritisme, ses folles dépenses, ses haines personnelles et quelquefois simplement son ineptie, que fait-il? Il en appelle à la gloire de la nation!
Source : Gallica

Alexandre de Balche M. Renan et Arthur Schopenhauer… (1870)

Il est donc évident que l'intelligence a bien plus de chances dans les monarchies que dans les républiques, d'échapper aux poursuites de son ennemi irréconciliable et universel, la bêtise, et c'est un avantage qui n'est pas à dédaigner. Le caractère du régime monarchique est conforme à la nature humaine comme il l'est aussi à celle des abeilles, des fourmis, des grues, des éléphants voyageurs, des loups qui s'assemblent en troupeau pour chercher leurs proies, et de bien d'autres animaux encore, qui tous se soumettent à un seul individu pour diriger leur entreprise.
Source : Gallica

Alexandre de Balche M. Renan et Arthur Schopenhauer… (1870)

Qu'est-ce enfin que tous ces parents corses ou espagnols qu'on protège toujours, tout en les désavouant à l'occasion, sinon l'oubli du premier devoir d'un fondateur de dynastie, celui d'avoir un grand pouvoir, avec l'obligation de n'être que la personnification des intérêts, le monogramme, comme dit Schopenhauer, de la nation. Je ne suis pas un admirateur instinctif du succès, ni un détracteur zélé de l'infortune, mais il m'est impossible de plaindre un gouvernement qui ne récolte que ce qu'il a semé.
Source : Gallica

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