Résumé

Amédée Coutance De la vie et des travaux de Charles Gaudichaud… (1869)

La droiture de l'homme se retrouvait donc sous les ardeurs du savant : demandons-en un témoignage à M. de Mirbel lui-même. Il désirait une tige de xanthorrea hastilis, que Gaudichaud possédait seul. « La possession de cet exemple si rare et si remarquable, dit-il, était l'objet de mes plus vifs désirs, je la dus à la loyale et constante amitié de l'un de nos confrères ; de longue date, lui et moi, nous différons d'opinion; il n'pésita pas à me donner des armes, au risque de les voir tourner contre la théorie qu'il défend. »
Source : Gallica

Amédée Coutance De la vie et des travaux de Charles Gaudichaud… (1869)

Ces mots de son dernier ouvrage, « l'homme ne mesure jamais ses aspirations et ses entreprises à ses forces, » devenaient pour lui une triste réalité. Incertain de l'avenir, il veut au moins faire connaître ses projets et ses pensées.
Il voyait aussi grandir au sein de l'Académie cette opposition à ses théories, si souvent annoncée par Mirbel.
Placé entre ses travaux inachevés et ses doctrines attaquées, il usa sa vie à courir des uns aux autres, allant vers la physiologie quand il sentait le temps lui échapper, et vers ses théories quand elles étaient menacées.
Source : Gallica

Amédée Coutance De la vie et des travaux de Charles Gaudichaud… (1869)

M.
de Mirbel s'était retiré, mais l'opposition contre la théorie des phytons n'était pas vaincue, elle avait pris même au sein de l'Académie, l'apparence d'une coalition.
Plusieurs passages de l'ouvrage de la Bonite, particulièrement celui où il reprochait à ses adversaires d'enseigner sciemment l'erreur, suscitèrent contre lui des sentiments qui n'attendaient qu'une occasion pour éclater.
La tolérance et la conviction habitent rarement le même esprit: ce n'est que sur les hauteurs de l'humanité qu'on trouve les volontés assez larges pour les contenir.
Source : Gallica

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