Résumé

Appel à la raison, à l'équité et à la politique des hautes puissances alliées (1815)

Telles sont, je pense, les bases du traité de Paris et les motifs secrets de la conduite loyale et magnanime que les puissances ont tenue. Or, pour arriver à une fin aussi désirable, il fallait d'abord faire descendre l'usurpateur d'un trône où il n'aurait jamais dû monter, et puis rendre à chacun le sien. Mais pour qu'on pût jouir en paix de l'héritage de ses pères, il ne fallait froisser aucun intérêt, ne laisser subsister aucun sujet de récrimination ni de haine nationale; enfin, établir une confraternité sincère et franche entre tous les peuples.
Source : Gallica

Appel à la raison, à l'équité et à la politique des hautes puissances alliées (1815)

Convainquez les souverains, en les honorant, qu'on vous a calomniés ! rattachez-vous plus que jamais au trône et à l'autel qu'on cherche à renverser, et que vous devez défendre de vos vies et de vos fortunes ; attendez en paix, de l'équité des rois qu'on a trompés, la justice qu'ils vous rendront sans doute ; étouffez dans vos coeurs jusqu'au moindre germe de ressentiment. Trop grands pour être jaloux, trop magnanimes pour être haineux , mettez-vous en mesure de faire respecter le traité de Paris , et je vous jure qu'il ne sera point enfreint.
Source : Gallica

Appel à la raison, à l'équité et à la politique des hautes puissances alliées (1815)

Un pareil scandale est d'autant plus punissable, que rien ne peut le justifier : car ce serait manquer de respect et de reconnaissance envers Louis XVIII, que d'essayer même d'établir quelque comparaison entre son gouvernement extrêmement doux et celui d'un despote furieux que n'eût pu cependant faire excuser son usurpation que par la meilleure et la plus sage des administrations. Ainsi, les nouveaux parjures n'ont été entraînés que par leur orgueil et leur cupidité ; on ne saurait donc les châtier mieux qu'en les privant et de leur fortune et de leurs charges.
Source : Gallica

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