Arthur Dourliac, Les Apprentis de l’armurier
“ Je vous aime tous deux avec la même tendresse maternelle, mes chéris, mais l’un de vous seulement est mon petit-fils ; l’autre est de noble race et du sang d’empereur coule dans ses veines. Ils demeurèrent étourdis, stupéfaits ; puis, se jetant spontanément dans les bras de la bonne vieille : — Oh ! grand’mère, nous serons toujours frères et toujours vos enfants. — Dieu vous bénisse, mes chers petits ! dit-elle, émue de ce naïf élan du cœur. Je peux vous nommer ainsi, car vos deux mères ont sucé le même lait : l’une était ma fille ; l’autre, celle de Mgr Baudouin, comte de Flandre. ”
