Résumé

Ch. Canel Héricourt pendant la Révolution… (1908)

« Ce n'est point un « crime », dit-il, c'est un malheur de n'avoir pu découvrir la vérité et d'être tombé dans un état qui rend inhabile à remplir les fonctions publiques. » Ils ont été plus malheureux que criminels, égarés par des craintes sans fondement, séduits par des écrits fanatiques, entraînés par des exemples imposants, mais non coupables de rébellion formelle. Et quant à la grande majorité des curés, privés des moyens de s'instruire, de se renseigner eux-mêmes à fond sur la question du serment, ils se sont laissé entraîner par l'exemple et l'ascendant de leurs chefs spirituels.
Source : Gallica

Ch. Canel Héricourt pendant la Révolution… (1908)

La gloire de la nation, la justice et le bien de l'Etat le demandent également : la gloire de la nation parce que le Roy l'a solennellement juré; la justice, parce que les protestants au nombre de douze mille, exposés par cette inexécution à un régime arbitraire sont les victimes du caprice et de l'humeur du premier qui s'avise de les vexer ; le bien du Royaume enfin, parce que ces vexations multipliées, et variées à l'excès, découragent ces citoyens utiles, les forcent à quitter le pays et à laisser en friche des terres qui, bien cultivées ou conservées fourniraient plus à l'aisance publique.
Source : Gallica

Ch. Canel Héricourt pendant la Révolution… (1908)

Lorsque les églises furent fermées, le ministre continua à s'occuper des intérêts et des besoins religieux de ses paroissiens, visitant les familles, leur apportant des paroles de paix, relevant les courages abattus de ceux qui croyaient que tout allait sombrer en cette tourmente effroyable ; et lorsqu'il les vit se précipiter en foule, aux attractions étranges, autant que nouvelles, et qu'en sa conscience de pasteur, il estimait malsaines, des deux nouveaux cultes de la « Raison » et de l'Etre suprême », il les y suivit, le coeur ulcéré, en simple citoyen.
Source : Gallica

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