Résumé

Portrait de Charles Chrétien Henri Marc Charles Chrétien Henri Marc La Vaccine soumise aux simples lumières de la raison… (1836)

Mais je reviens à votre objection, Jean Rétif; croyez-vous que la petite-vérole chasse les humeurs du corps ?
JEAN RÉTIF.
Tout le monde le dit.
M. MARTIN.
Si tout le monde le dit, tout le monde a tort; mais désabusez-vous, Jean Rétif, tout le monde ne dit pas cela : il n'y a que les personnes manquant d'instruction en médecine, qui croient à une absurdité que vous n'entendrez jamais soutenir par un bon médecin.
Source : Gallica

Portrait de Charles Chrétien Henri Marc Charles Chrétien Henri Marc La Vaccine soumise aux simples lumières de la raison… (1836)

Or, vous vous imaginez bien que dans le commencement, où tous les chirurgiens ne savaient pas encore distinguer convenablement la fausse vaccine de la vraie vaccine, on a dû prendre quelquefois l'une pour l'autre; cela peut même encore arriver tous les jours, lorsque les chirurgiens ne revoient plus les enfans qu'ils ont vaccinés, afin de savoir si les boutons se développent régulièrement et s'ils ont la forme convenable, ou lorsque les pareils ignorent la différence qu'il y a entre les boutons qui préservent de la petite-vérole et entre ceux qui n'en préservent pas.
Source : Gallica

Portrait de Charles Chrétien Henri Marc Charles Chrétien Henri Marc La Vaccine soumise aux simples lumières de la raison… (1836)

Ma foi, autant garder les humeurs, puisque humeurs il y a, que d'en être débarrassé par tant de dangers et par tant de douleurs. D'ailleurs, comment font ceux qui n'ont jamais eu la petite-vérole, et qui parviennent néanmoins à un âge avancé? je nombre de ces heureux est petit, à la vérité; mais il est toujours suffisant pour prouver qu'il est possible de très bien se porter, et de devenir très vieux, sans avoir eu la petite-vérole.
Source : Gallica

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