Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1889

Que dit-on là ? c’est une atteinte à la grande œuvre de la république, à la « pensée du règne ! » Ils sont satisfaits de tout, de leurs œuvres, de leur politique et surtout de leurs fautes. Il n’y a qu’un malheur, c’est que ce sont ces satisfaits qui ont perdu tous les régimes en les isolant au milieu d’un pays lassé et déçu qui leur échappe de toutes parts, qui, à la première occasion, par impatience ou par découragement, peut se laisser entraîner dans quelque aventure.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1889

C’est sa force, c’est peut-être ce qui a garanti le repos du monde, bien plus que la triple alliance avec tous ses fracas. Ce toast de Peterhof a vraisemblablement aussi un sens plus particulier. C’est la manifestation d’un souverain qui a pu sacrifier momentanément l’orgueil de sa politique à la paix, mais qui ne se désintéresse sûrement pas de ce qui se passe en Orient, et qui, en s’alliant au prince de Monténégro, en lui témoignant ses sympathies, a voulu prouver qu’il n’abandonne ni ses amis, ni ses cliens dans les Balkans.
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Il n’a rien dit pour décourager les aspirations de ce qu’on appelle « l’irrédentisme ; » il a invoqué d’un autre côté la prudence qui a fait l’unité et l’indépendance de la patrie italienne. Il a rappelé le mot dit autrefois par M. Minghetti, que dans un remaniement de l’Europe l’Italie aurait tout à gagner et rien à perdre. Puis il a parlé des pièges qui entourent l’Italie, de l’ennemi intérieur, du secours que cet ennemi intérieur peut recevoir des puissances intéressées à affaiblir la triple alliance.
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