Clotilde-Marie Collin de Plancy

Résumé

Clotilde-Marie Collin de Plancy Le désert dans Paris ; par Madame Marie d'Heures… (1824)

Anaïs se précipita entre ses bras : dans ce mouvement les yeux de la jeune veuve ont rencontré ceux d'Eugène de SaintAlbe; ils sont animés par le sentiment d'un tendre intérêt, à travers lequel perce une timide expression de reproches; mais ils sont si passionnés que Marie rougit : le sourire de l'amour maternel vient effacer les pleurs donnés à la mort prématurée d'un époux digne de regrets, et un regard affectueux ramène la sérénité sur le front d'Eugène.
Source : Gallica

Clotilde-Marie Collin de Plancy Le désert dans Paris ; par Madame Marie d'Heures… (1824)

Eugène insiste. Elle est retournée sur ses pas , elle rouvre la porte, elle va
la mettre entre elle et son déshonneur : il s'élance pour la retenir, il l'entraîne triomphant.
Ils ont disparu; et l'accablante certitude de n'être plus aimée tombe avec toutes ses douleurs sur l'àme de Marie.
Son cœur l'avait avertie, ses yeux ne l'ont point trompée : le parjure Eugène, la coupable Amélie bravent tout pour se réunir.
Madame de Lostange restait immobile ; ses yeux étaient attachés sur le bosquet où elle venait de voir ensevelir toutes
ses espérances de bonheur
Source : Gallica

Clotilde-Marie Collin de Plancy Le désert dans Paris ; par Madame Marie d'Heures… (1824)

Lostange, il craint encore de l'affliger.
Quelques heures lui suffiront; il reviendra ensuite : et qui sait ce que chaque jour maintenant peut enfanter de nouveau ?
L'ennui est peint sur tous les visages ; un mot peut ramener la liberté, ou du moins chaque instant détache un des liens; et Marie sera peut-être la première à les briser.
Eugène a soupiré ! « Fatal » désert, » dit-il à demi-voix.
« O Marie! que vous étiez ai» mable!. Mais est-elle donc
»
Source : Gallica

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