Résumé

Conversation politique entre deux paysans de la Haute-Marne… (1816)

S'il faut un chef, s'il doit être héréditaire, alors la naissance
lui donne un droit inattaquable; le trône est son patrimoine, sa légitime. Qu'on attaque ce droit, on n'y est pas plus fondé que si l'on vouloit ôter, à mon fils, le patrimoine que je tiens de mon père; on produit dans l'Etat un bouleversement général, on ouvre la carrière à toutes les ambitions, on amène enfin la guerre civile et la guerre étrangère.
Source : Gallica

Conversation politique entre deux paysans de la Haute-Marne… (1816)

La paix, Anselme, est comme une convenance, elle nous coûte cher, mais on ne paye jamais trop une convenance si importante. Il faut donc se résigner à payer les impôts qui seront établis; redoublons d'efforts, d'industrie et surtout d'économie; ayons confiance aux mesures que le Roi prend pour la prospérité de l'Etat, soyons calmes et unis dans la crise actuelle qui louche à sa fin, et bientôt nous jouirons amplement des bienfaits de la paix qui vient de nous être donnée.
Source : Gallica

Conversation politique entre deux paysans de la Haute-Marne… (1816)

Les coffres qu'avoient vuidé les profusions de Bonaparte se remplissent, le crédit totalement perdu par lui, reparoît; le commerce renaît et s'anime comme après une longue paix ; l'agriculture respire et rivalise d'efforts; la monstrueuse loi de la conscription est abolie , des milliers de congés sont délivrés aux anciens soldats; les familles se repeuplent, la Religion relève sa tête vénérable courbée sous le poids de l'humiliation ; la tranquillité, l'ordre se rétablissent, pas une goutte de sang n'est répandue, l'oubli du passé est proclamé , le présent est riche de l'avenir
Source : Gallica

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