Résumé

Du pain à tous (1841)

“ L'intérêt du maître qui le nourrit veille à sa conservation et à sa santé. Votre esclave, à vous, n'a personne au monde qui se préoccupe de son bien-être ; il n'est pas plus sûr de sa journée que du lendemain ; il ne travaille pas sous le fouet, il est vrai, mais sous l'aiguillon de la faim mille fois plus cruelle; son salaire, presque toujours
inssuffisant, suit toutes les vicissitudes de vos marchés et de vos tarifs ; il ne vit, en un mot, qu'autant que vous avez besoin de sa peine.
”
Source : Gallica

Du pain à tous (1841)

“ Il est dans la suprématie des écus sur le travail et l'intelligence ; il est dans cette autorité jalouse qui nous exploite, et subordonne toutes nos facultés aux spéculations de vôtre avarice. Lorsque le prolétaire sera assuré de son pain, il ne travaillera plus le couteau sur la gorge. ”
Source : Gallica

Du pain à tous (1841)

“ L'apathie et l'abandon ont plutôt leur source dans le découragement et l'infortune, L'aisance appelle l'aisance. Il est dans la nature de l'homme heureux de chercher à augmenter son bien-être. Et puis on ne vit pas que de pain. Le pain assuré à tous afffranchit le prolétaire ; il l'aide à améliorer son existence; il rompt surtout ces pactes de la faim qui la lui rendent si malheureuse ”
Source : Gallica

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