Résumé

Débats et jugement du procès des prévenus de la conspiration qui a éclaté à Lyon… (1817)

R. C'est Jacquit qui avait répandu le bruit de l'existence de ce terrible tribunal ; et je vous avoue que j'y croyais. Jacquit me dit que dans ce tribunal , se trouvaient huit-exécuteurs , quatre à la porte, et un à chaque coin ; qu'ils avaient le poignard à la main et des pistolets à la ceinture , et qu'ils avaient juré d'assassiner tous ceux qui révéleraient quelque chose ; et c'est la crainte d'être frappe par ce tribunal qui m'a retenu aussi long-temps dans la conspiration.
Source : Gallica

Débats et jugement du procès des prévenus de la conspiration qui a éclaté à Lyon… (1817)

D. Quels furent les moyens combinés par votre comité , pour enrôler des hommes dans la conspiration ?
R. Chacun des chefs , membre du comité dont je faisais partie , avait sous ses ordres deux ou trois sous-chefs , qui, selon le caprice du chef, prenaient la désignation d'un grade militaire, tel que major, chef de bataillon, ou adjudant-major; ceux-ci avaient également sous leurs ordres chacun huit ou dix autres hommes qui enrôlaient un certain nombre d'individus qu'ils commandaient.
Source : Gallica

Débats et jugement du procès des prévenus de la conspiration qui a éclaté à Lyon… (1817)

Napoléon, n'aurait-il pas eu le dessein d'envoyer à MarieLouise une décoration qui consacrerait votre amour pour lui, et le désir comme l'espérance de le revoir sur le trône ?
R. Oui, Monsieur, j'ai vu te dessin de cette décoration; d'un côté il y avait un pélican nourrissant ses petits, entouré d'une légende portant : Français , suivez mon exemple ; et de l'autre côté une N , avec la légende : Parle, nous sommes toujours prêts. On devait faire six décorations semblables ; une en or pour Marie-Louise, et les cinq autres pour les membres du comité, Taisson, Burdel, Barbier , mon frere et moi.
Source : Gallica

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