Résumé

Défense des femmes, des enfans et des vieillards émigrés… (1797)

En un instant il fut amalgamé avec nos pensées antérieures et avec nos désirs.
Nous crûmes avidement, fortement, vivement, qu'il n'étoit question que de faire des heureux, de rendre tout le inonde heureux; sous l'étendart de cette chimère, nous nous enrolâmes en foule; et nous marchâmes vers la révolution en répétant:
il faut que la terre ne soit désormais peuplée que d'heureux !
Les hommes qui l'avoient songée de longue main, avoient aussi trop bien calculé de quelle nécessité leur seroient de chaloureux auxiliaires, pour ne pas venir au-devant de nous.
Source : Gallica

Défense des femmes, des enfans et des vieillards émigrés… (1797)

Oui, les Français , si la révolution eût pu leur donner en effet le bonheur, auroient dû aux femmes de la reconnoissance. J'ose insister, et les prier de se bien rappeler le temps que je décris ; ils se pénétreront de plus de justice à notre égard ; ils seront forcés de reconnoître que la pureté de nos intentions, et le dévouement de nos idées à la chimère de bonheur qui les a séduits, méritoient qu'ils nous traitassent depuis avec moins de barbarie.
Source : Gallica

Défense des femmes, des enfans et des vieillards émigrés… (1797)

Si vous connoissez le cœur des malheureux , vous savez comme moi qu'une seule consolation y compense mille peines; vous savez que l'instant où la joie et la tendresse y versent leur inexprimable nectar, est celui qui voit s'anéantir les plus vifs ressentimens : vous savez que sur ces cœurs ainsi restaurés par un rayon de bonheur , ces souvenirs mômes n'ont plus de prise, la haîne n'a plus d'accès. Ils ont désespéré si longtemps ! L'objet que vous leur restituez les porte vers la reconnoissance
Source : Gallica

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