Résumé

Trophime-Gérard de Lally-Tolendal Défense des émigrés français, adressée en 1797 au peuple français… (1825)

FRANÇAIS, n'apercevez-vous donc pas le danger qui résulte pour tous les partis, pour tous les individus, de proscrire un parti indéfiniment, les'émigrés en général ? Ah ! si j'étais chargé de vous donner des lois, je ne voudrais pas même proscrire les JACOBINS ! Le crime, le crime seul, et le crime prouvé, le crime individuel, voilà ce que la loi doit condamner, ce que la peine peut atteindre. Mais une fois que la proscription est admise comme moyen politique, elle passe de l'un à l'autre parti et n'a plus de terme.
Source : Gallica

Trophime-Gérard de Lally-Tolendal Défense des émigrés français, adressée en 1797 au peuple français… (1825)

J'aime à vous voir enfin établir vous-mêmes -que ce n'est donc pas un délit absolu que d'abandonner son pays ; que les circonstances y font donc quelque chose; que là où l'empire de la loi a disparu, là où s'exerce et se déchaîne l'empire de la terreur, le citoyen menacé, le citoyen livré sans défense à tous les excès de la tyrannie, le citoyen fuyant avec désespoir loin de ses foyers ensanglantés, emporte avec lui un droit à la protection, au lieu de commettre un délit digne de punition.
Source : Gallica

Trophime-Gérard de Lally-Tolendal Défense des émigrés français, adressée en 1797 au peuple français… (1825)

Qui dois-je éclairer, qui puis-je supplier en France? A qui adresser mes vœux, mes plaintes, mes réclamations?
Sera-ce aux Tribunaux ? aux deux Conseils ? au Directoire exécutif?
Aux Tribunaux? — Ils offrent, je le sais, un doux et glorieux contraste avec ceux que je n'ose nommer leurs prédécesseurs; car, qu'y a-t-il de commun entre les ennemis et les dispensateurs de la justice ; entre les meurtriers et les protecteurs de l'innocence ; entre les monstres déchaînés par Robespierre et les magistrats choisis par
le peuple?
Source : Gallica

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