Antoine Madrolle, De la Révolution dans ses rapports avec ses victimes… (1824)
“ La seule crainte de la persécution est donc, de droit naturel, un motif suffisant d'émigration. Mais était-ce une terreur panique que celle qu'avaient la royauté, le clergé et la noblesse dès 1789 ? Nous avons vu que la révolution était l'indigence portée par l'orgueil et la cupidité à sa plus haute puissance, et en voulant à la divinité, à la royauté, à la fortune. Elle était entrée dans son arène de crime par des doctrines , des lois, des homicides horribles : elle l'avait fait impunément au milieu même des apologies et des récompenses; elle n'avait garde de s'arrêter. ”
