Résumé

Antoine Madrolle,  De la Révolution dans ses rapports avec ses victimes… (1824)

“ La seule crainte de la persécution est donc, de droit naturel, un motif suffisant d'émigration. Mais était-ce une terreur panique que celle qu'avaient la royauté, le clergé et la noblesse dès 1789 ?
Nous avons vu que la révolution était l'indigence portée par l'orgueil et la cupidité à sa plus haute puissance, et en voulant à la divinité, à la royauté, à la fortune. Elle était entrée dans son arène de crime par des doctrines , des lois, des homicides horribles : elle l'avait fait impunément au milieu même des apologies et des récompenses; elle n'avait garde de s'arrêter.
”
Source : Gallica

Antoine Madrolle,  De la Révolution dans ses rapports avec ses victimes… (1824)

“ La patrie pour l'homme n'est pas où il trouve en abondance l'aliment qui le nourrit, et les arts qui le captivent ; car il ne vit pas seulement de pain et de spectacle. Elle n'est pas même dans le pays où il a reçu le jour et l'éducation, où sont ses amis , ses parens les plus chers ; où reposent les cendres de ses pères , où il fit l'apprentissage et l'essai des vertus et de la gloire : serait-elle sur la terre du désordre, de l'erreur et du crime, dans le sein de toute une révolution assemblée? ”
Source : Gallica

Antoine Madrolle,  De la Révolution dans ses rapports avec ses victimes… (1824)

“ La tyrannie allait donc régner en France ; car quand le mal règne dans un lieu où tout le monde reste, la plupart le secondent. Les gouvernemens, quels qu'ils soient, ne souffrent jamais de gens qu'à leur image : dans les amis bien intentionnés du gouvernement de fait, il y en a qui ignorent le mal en le voyant couronné ; il y en a même qui le souffrent comme un fléau de Dieu , prenant pour de la résignation leur apathie. Dans cet état de choses, il n'y a donc qu'un moyen de salut public, l'émigration des honnêtes gens, leur rendez-vous, leur sainte-alliance. ”
Source : Gallica

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