Résumé

Claude François Le Joyand Pétition concernant la nécessité et les moyens d'effacer toute différence et toute distinction politiques entre les propriétés dites nationales et les propriétés patrimoniales… (1821)

Loin d'oublier son crime, loin d'en solliciter l'oubli, la nation anglaise a consacré, à l'expiation de l'assassinat de Charles Ier, un deuil périodique et solennel. Ceux qui neveulent admettre ni la nécessité, ni la sincérité du repentir, diront-ils que la nation anglaise, convaincue qu'on n'oublierait pas un tel crime, a voulu, d'un aveu forcé, se faire un mérite purement politique qui la réhabilite devant la postérité, puisqu'elle a laissé sans réparation les crimes moins éclatans commis pendant sa dernière révolution ?
Source : Gallica

Claude François Le Joyand Pétition concernant la nécessité et les moyens d'effacer toute différence et toute distinction politiques entre les propriétés dites nationales et les propriétés patrimoniales… (1821)

Ne pouvant rendre la vie à Charles Ier, les Anglais avaient rendu le trône à sa famille, comme les Français ont rendu la couronne aux BOURBONS. Il y avait, parmi eux, d'autres victimes, comme il y en a parmi nous. La réparation du mal ne devait-elle, et ne doit-elle comprendre que la famille régnante ? N'est-il pas aussi absurde qu'inhumain de réduire ainsi la légitimité ? N'y a-t-il de légitimes propriétaires que les hommes qui gouvernent les nations ?
Source : Gallica

Claude François Le Joyand Pétition concernant la nécessité et les moyens d'effacer toute différence et toute distinction politiques entre les propriétés dites nationales et les propriétés patrimoniales… (1821)

Quelle force et quels ennemis sont venus s'en emparer? Cette force, ces ennemis, ne sont point étrangers. Ce n'est point une force étrangère et supérieure à celle de la France. Ce n'est point une force extérieure qui puisse se soustraire à notre civilisation, et détruire ainsi la garantie des lois intérieures. C'est la violence du crime qui a renversé nos lois et notre ordre social.
On ne pardonnerait pas à la force étrangère qui s'emparerait des propriétés particulières ; et jamais un conquérant qui veut conserver sa conquête n'expropie les sujets conquis.
Source : Gallica

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