Trophime-Gérard de Lally-Tolendal Défense des émigrés français, adressée en 1797 au peuple français… (1825)

FRANÇAIS, n'apercevez-vous donc pas le danger qui résulte pour tous les partis, pour tous les individus, de proscrire un parti indéfiniment, les'émigrés en général ? Ah ! si j'étais chargé de vous donner des lois, je ne voudrais pas même proscrire les JACOBINS ! Le crime, le crime seul, et le crime prouvé, le crime individuel, voilà ce que la loi doit condamner, ce que la peine peut atteindre. Mais une fois que la proscription est admise comme moyen politique, elle passe de l'un à l'autre parti et n'a plus de terme.
Source : Gallica

Trophime-Gérard de Lally-Tolendal Extrait de la Défense des émigrés français… (1819)

Posons donc pour vérité incontestable, pour fondement et pour faîte de l'édifice social, la nécessité d'une religion, nécessité plus pressante encore pour le genre de gouvernement dont la seule garantie est la morale ; nécessité qui, en admettant la tolérance de tous les cultes, impose un culte national. Le culte privé peut ne présenter que la faiblesse de l'individu qui cherche un appui : mais ce qui importe, c'est que les moeurs publiques aient un régulateur connu, c'est que la puissance publique se montre soumise à la puissance qui ne connaît ni bornes , ni injustice , ni erreur.
Source : Gallica

Trophime-Gérard de Lally-Tolendal Défense des émigrés français, adressée en 1797 au peuple français… (1825)

J'aime à vous voir enfin établir vous-mêmes -que ce n'est donc pas un délit absolu que d'abandonner son pays ; que les circonstances y font donc quelque chose; que là où l'empire de la loi a disparu, là où s'exerce et se déchaîne l'empire de la terreur, le citoyen menacé, le citoyen livré sans défense à tous les excès de la tyrannie, le citoyen fuyant avec désespoir loin de ses foyers ensanglantés, emporte avec lui un droit à la protection, au lieu de commettre un délit digne de punition.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature