Résumé

E. Dubois Considérations sur la guerre de 1914-1915 (1915)

Chaque jour voit accroître nos forces et diminuer celles de l'ennemi, en même temps qu'augmentent son mécontentement et ses craintes.
Déjà, en Allemagne comme en Autriche-Hongrie, l'émeute est menaçante, et la presse allemande désabusée devient moins agressive contre les neutres, qu'il importe de ménager.
La lutte sans merci qu'a provoquée la volonté du grand « commediante » de Berlin, poursuivant son rêve d'hégémonie mondiale, sera continuée par les alliés jusqu'au bout. L'empire allemand y succombera.
Source : Gallica

E. Dubois Considérations sur la guerre de 1914-1915 (1915)

En établissant le projet d'attaque de la France, sans se préoccuper de la situation et de l'opinion en Europe, on avait oublié, à Berlin, que des opérations militaires surtout lorsqu'une coalition est menaçante doivent se conformer aux directions politiques et non pas les commander.
L'empereur Guillaume avait trop compté sur sa haute influence en Europe et sur les craintes qu'inspirait la puissance militaire de l'empire allemand.
Pouvait-il donc espérer que la Belgique laisserait libre passage à ses armées, et que l'Angleterre resterait neutre dans une guerre européenne.
Source : Gallica

E. Dubois Considérations sur la guerre de 1914-1915 (1915)

Rien ne saura conjurer le moment fatal pour elle, plus rapproché peut-être qu'on le croit.
Le forcement des Dardanelles et la prise de Constantinople, les mesures contre le commerce allemand qui viennent d'être prises d'accord avec le gouvernement de la Grande-Bretagne vont resserrer encore l'encerclement de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie, qui, comptant toutes deux sur une victoire rapide, n'ont pas dû constituer des approvisionnements pour une guerre de longue durée.
Quoi qu'il en soit, les menaces de l'empereur Guillaume aux alliés et aux neutres ne nous empêcheront pas de vaincre
Source : Gallica

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