Edmond Bonneau Du Martray

Résumé

Edmond Bonneau Du Martray Lettres de l'armée du Rhin et de captivité… (1919)

On ne peut nier que cette manière de faire les appels marquait chez le général un esprit de courtoisie bien rare en Allemagne; aussi, à la conclusion de la paix, le général de Cissey et le général de Place se rendirent-ils chez le lieutenant-général de Gerstein-Hohenstein pour le remercier de ses procédés envers les officiers prisonniers. Ils trouvèrent en lui un homme de sentiment allemand très prononcé, mais très sensible à leur démarche et déplorant le traitement que le ministre de la guerre avait prescrit d'infliger aux officiers prisonniers.
Source : Gallica

Edmond Bonneau Du Martray Lettres de l'armée du Rhin et de captivité… (1919)

Dès qu'il fut en haut, ils le laissèrent aller. Ainsi des soldats allemands m'aidèrent inconsciemment à reprendre les archives de l'armée du Rhin.
Après avoir suivi la charrette jusqu'aux portes, qu'elle passa sans encombres, je revins en ville, j'y louai un coupé et je pris, à mon tour, la route de Pont-à-Mousson.
Précédant la charrette, j'allai reconnaître la gare. Elle était occupée par les Allemands, qui seuls en avaient la police et la direction. En conséquence, j'allai au-devant de la charrette, qui
ne parut heureusement qu'à la nuit close.
Source : Gallica

Edmond Bonneau Du Martray Lettres de l'armée du Rhin et de captivité… (1919)

Je me confiai au chef de gare, qui me dit : « Faites venir votre voiture. Ne restez pas là pendant que je la ferai décharger, afin de ne pas attirer l'attention des Allemands par votre présence et par votre air. J'enfermerai vos cantines dans un wagon qui sera pour vous seul et ira avec vous jusqu'à Paris. Je puis vous donner un billet jusque-là. »
Source : Gallica

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