Résumé

Edmond Marbot Histoire de Notre-Dame de la Seds d'Aix (1904)

Attirée par l'harmonie des cloches de toute la ville, la foule se précipite sur son passage et l'accompagne. On arrive à Saint-Sauveur.
Là, trois jours durant, on vit rivaliser de zèle et d'ardeur fidèles et clergé dans une continuelle supplication. Chaque matin, à 8 heures, le Chapitre récitait l'office et Mgr l'Archevêque célébrait la Sainte Messe. La journée tout entière voyait déferler aux pieds de la Madone un flot, incessant, qui passait et
passait encore, toujours émouvant et toujours ému, — car ce sont là les saintes violences qui touchent le coeur de Dieu.
Source : Gallica

Edmond Marbot Histoire de Notre-Dame de la Seds d'Aix (1904)

Une longue année se passe en d'horribles souffrances. A bout de forces, un jour, il envoie ses serviteurs rendre à l'évêque le double de ce qu'il avait pris. C'était, hélas, une contrition feinte, une superstition peut-être cherchant à conjurer un mauvais sort : à l'heure même où s'opérait cette restitution forcée, l'injuste envahisseur des biens de l'Eglise rendait le dernier soupir.
Et plus confiante que jamais en la puissance de son patron, Aix mêlait à son amour envers Notre Dame de la Seds ses louanges et son inviolable attachement au glorieux St Mitre.
Source : Gallica

Edmond Marbot Histoire de Notre-Dame de la Seds d'Aix (1904)

Nous osions espérer encore que les tristes nouvelles arrivant de Toulon étaient au moins exagérées, quand un jour les menaces grandissantes de l'inexorable fléau se traduisirent par ce cri : Le choléra est à Marseille ! L'illusion n'était plus possible. Entre Aix et Marseille, il y a si peu de distance et des relations si incessantes ! En dépit des plus louables efforts de ceux qui ont la charge de veiller sur la'cité, nous ne pouvions échapper à la contagion. Et nul d'entre nous n'envisageait sans frémir une telle éventualité.
La mort a toujours ses tristesses
Source : Gallica

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