Résumé

F. Saillard De l'Organisation de la république… (1883)

Mais, pour pouvoir dans la société moderne se passer de l'Eglise, il faut faire l'éducation du peuple. On a, dans ces derniers temps, voté des lois sur l'instruction publique et on y a affecté des sommes considérables ; mais ces lois et cette affectation, qui sont d'ailleurs excellentes, ne peuvent suffire à remplir le but que l'on se propose. On peut, en effet, savoir lire et écrire, et n'avoir aucune connaissance des principes sur lesquels la société repose. C'est l'enseignement de ces principes qui constitue l'éducation, et c'est celui qu'il faut donner au peuple.
Source : Gallica

F. Saillard De l'Organisation de la république… (1883)

L'Angleterre nous soutiendra dans cette voie. L'Angleterre est, à l'heure qu'il est, la seule puissance en Europe qui échappe à l'influence de M. de Bismarck et qui puisse prendre contre lui l'initiative d'une action militaire ou diplomatique. D'un autre côté, l'Angleterre veut la paix et elle n'a d'autre intérêt que d'assurer ses communications avec son puissant empire de l'Inde. Cet intérêt peut parfaitement se concilier avec l'intérêt de la France, et il est du devoir de nos hommes d'Etat d'établir sur ces bases entre les deux pays une alliance solide et durable.
Source : Gallica

F. Saillard De l'Organisation de la république… (1883)

Or, la France n'est pas aujourd'hui assez riche pour faire une révolution nouvelle et le renversement de la République serait la ruine de notre pays. Ah ! si nous ambitionnons le sort de la Grèce qui, vaincue par Rome, lui imposa ses idées et sut se l'assimiler, nous pouvons être tranquilles. Les principes proclamés par la Révolution française, le droit et la justice, la liberté et la souveraineté du peuple, dussions-nous être vaincus définitivement par le monde germanique, celui-ci par le monde slave et le monde slave lui-même par des hordes venues du fond de l'Asie
Source : Gallica

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