Résumé

Portrait de François Guizot François Guizot Lettre adressée à l'ex-roi Louis-Philippe en 1838… (1848)

Voilà pour la France, Sire; convenez qu'elle est bien malade, bien profondément gangrenée; vous régnez sur une nation où toute foi est éteinle : foi religieuse et foi politique; Où le vice et l'immoralité ne se cachent que trop souvent sous une apparence de philanthropie et d'indulgence, qui, au fond, n'est qu'un calcul hypocrite, pour laisser impuni ce que d'autres peuples moins raffinés punissent et vouent à l'exécration.
Source : Gallica

Portrait de François Guizot François Guizot Lettre adressée à l'ex-roi Louis-Philippe en 1838… (1848)

Le choix d'un roi a rompu celte alliance; avant 1830, ces deux principales puissances de l'Europe, la France et la Russie, par l'organe de leurs souverains respectifs, se tendaient la main. C'était une alliance, où l'Orient avait tout à gagner, l'Occident tout à perdre. Aujourd'hui la France et la Russie sont placées dans une situation naturelle ; elles s'observent la main posée sur la garde de leur épée.
Source : Gallica

Portrait de François Guizot François Guizot Lettre adressée à l'ex-roi Louis-Philippe en 1838… (1848)

Ceux, au contraire, qui considèrent la royauté légitime comme le gouvernement modèle, et la royauté émanant de la volonté nationale comme une punition du Ciel, vivront sous celle-ci, comme on vit à l'époque d'une calamité publique. Ils subiront la volonté de Dieu, comme on est tenu de subir tout ce qui vient de lui ; comme on subit la grêle, la famine, la peste, la guerre, et tous ces milliers de maux qu'il plaît à la Providence d'envoyer de loin en loin sur notre globe, pour châtier le genre humain.
Source : Gallica

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