Résumé

Félix Oger Les Bonaparte et les frontières de la France (1872)

La France ne reconnut pas comme son épée l'épée déshonorée du capitulard de Sedan. Elle continua la lutte. L'héroïsme de ses armées improvisées ne put sauver que l'honneur. Elle sortit encore une fois des mains du césarisme, meurtrie et mutilée. Les gloires du premier empire lui avaient coûté, outre les conquêtes de la République, cinq places fortes dont la perte rendait inefficace tout le système de défenses créé par Vauban, en permettant d'en tourner les principales lignes et en ouvrant les différentes routes qui de la frontière conduisent à Paris.
Source : Gallica

Félix Oger Les Bonaparte et les frontières de la France (1872)

Leur politique traçait à la France la sienne. Serrée de toutes parts entre les possessions de sa nouvelle rivale, qui pesait partout sur ses frontières et partout les entamait, au nord par les Pays-Bas, à l'est par l'Allemagne, au sud par l'Espagne, la France ne pouvait se dégager de cette étreinte qu'en saisissant d'une main ferme le drapeau de l'indépendance politique et de la liberté religieuse des peuples. Elle n'hésita pas.
Source : Gallica

Félix Oger Les Bonaparte et les frontières de la France (1872)

Au nord-ouest elle est baignée par la mer du Nord et par la Manche, à l'ouest par l'océan Atlantique, au midi par la Méditerranée; au sud-ouest et au sud-est les Pyrénées et les Alpes sont ses boulevards du côté de l'Espagne et de l'Italie; à l'est le Rhin lui forme une ligne de défense contre l'Allemagne. Cette heureuse situation faisait dire à un géographe ancien : « Une main providentielle semble avoir élevé ces chaînes de montagnes, rapproché ces mers et tracé le cours de ces fleuves pour faire un jour de la Gaule le lieu le plus florissant de la terre. »
Source : Gallica

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