Résumé

Portrait de Gustave de Romand Gustave de Romand Nécessité d'une solution [relative au rapprochement des deux branches de la maison de Bourbon… (1850)

A défaut de vues, de plan, de système dans le gouvernement, la majorité , qui n'accepte ce gouvernement qu'à titre provisoire, conformément à la Constitution dont il sort, a-t-elle du moins des vues, un plan, un système, pour conjurer la ruine de la société, qu'elle voit s'avancer à si grands pas? Cette majorité, si jalouse de ses prérogatives parlementaires, fait-elle, du moins, usage de son initiative pour proposer des mesures de salut public, qui l'investissent de la force morale nécessaire pour ne pas succomber devant les crises redoutables qui se préparent? Nullement, Messieurs.
Source : Gallica

Portrait de Gustave de Romand Gustave de Romand Nécessité d'une solution [relative au rapprochement des deux branches de la maison de Bourbon… (1850)

Si le pouvoir exécutif est frappé d'impuissance et de stérilité, et laisse dépérir et s'atrophier dans ses mains le fécond et prestigieux principe d'unité qu'il porte en lui, c'est une raison d'autant plus impérieuse pour le pouvoir législatif de donner signe de vie, s'il possède le moindre germe de vitalité et la moindre parcelle des merveilleuses qualités qu'il s'attribue. La prolongation de la torpeur et de l'inertie à l'aide desquelles se maintient et se perpétue un statu quo désastreux serait l'arrêt de mort commun du gouvernement et de la majorité.
Source : Gallica

Portrait de Gustave de Romand Gustave de Romand Nécessité d'une solution [relative au rapprochement des deux branches de la maison de Bourbon… (1850)

Il ne faut pas pourtant nous le dissimuler, Messieurs, les difficultés que présente la révision de la Constitution se sont accrues extrêmement depuis un an, et il est très regrettable que le prince Louis-Napoléon n'ait pas su mieux mettre à profit , dans ce but, l'élan extraordinaire et l'unité que l'élection du 10 décembre avait imprimés au pays! Le prince Louis-Napoléon s'est défié de sa force, et cette défiance n'eût point eu peut-être accès dans son âme, si, mettant de côté tout calcul personnel, il eût généreusement employé toute sa force dans l'unique intérêt du salut de la société.
Source : Gallica

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