Résumé

Lettres politiques sur la France… (1851)

Si, dans des temps favorables, le premier Empire, malgré la gloire et le génie, n'a pu se faire une institution, et n'a été qu'une épopée : dans un temps comme le nôtre, sans la gloire et sans le génie, un second Empire ne saurait être qu'une péripétie. L'Empire et l'étoile de l'Empire, pour la France, sont tout entiers dans l'histoire. Lorsqu'on établit un rapprochement entre Octave et le prince Louis, on oublie une chose : c'est que, sous le neveu de César, la démocratie s'en allait, et qu'elle arrive sous le neveu de Napoléon.
Source : Gallica

Lettres politiques sur la France… (1851)

La centralisation met le gouvernement trop audessus et trop loin du peuple. Le peuple ne le voit pas, ne le comprend pas, ou le comprend mal ; et pour lui ou contre lui, il n'a que ses bras. C'est qu'il n'y a de véritable peuple que sur place, chez lui, devant sa porte. Dans les rues de la capitale, il n'y a que les passions du peuple , et la centralisation fait des barricades parce qu'elle manque de barrières.
Le gouvernement de la centralisation paraîtrait devoir être d'autant plus jaloux, plus soucieux de puissance morale, et c'est celui qui s'en préoccupe le moins.
Source : Gallica

Lettres politiques sur la France… (1851)

S'il y a pour la France à espérer une fusion possible, vraie, suffisante, on ne peut la supposer que dans une combinaison la plus large et la plus nationale, satisfaisant aux nécessités de la démocratie en neutralisant ses dangers ; et la légitimité est la condition la moins propre à se faire ce demi-tempérament, cette demi-nature; elle est trop pour la démocratie, et la démocratie est trop pour elle. La légitimité peut inspirer un sentiment de regret, elle ne saurait motiver l'illusion d'une espérance. Une société qui marche, n'a pas deux fois la fièvre monarchique du droit divin.
Source : Gallica

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