I. Tourguenef, L’Aventure du lieutenant Yergounof
“ Aussitôt le lieutenant, se remettant sur la pointe des pieds, s’élança vers la chambre secrète. Sur le sofa, vêtue d’une robe d’un jaune éclatant, la taille serrée par une large ceinture rouge, était couchée Colibri, qui, se cachant le bas du visage avec son mouchoir, riait aux larmes, mais sans bruit. Elle avait, cette fois-ci, arrangé sa chevelure ; elle en avait fait deux grosses et longues tresses entrelacées de rubans rouges. Ses souliers rouges de la veille se voyaient à ses petits pieds, qu’elle tenait croisés l’un sur l’autre ; mais les pieds étaient nus. ”
