J M Schneider, Et après tout !... : revue du 39e régiment d'infanterie… (1919)
“ Pardonnez mon émoi Marraine écoutez-moi Sij'ose enfin ouvrir mon âme, En écrivant cette lettre, Madame. Je ne vous connais pas Vous êtes loin, hélas! Il me faudra sans mieux vous connaître Mourir peut-être! Je rêve souvent à vous lorsque la nuit Seul à mon créneau guettant le moindre bruit Un bien doux espoir pénètre dans mon cœur Et je pense alors à la vie, au bonheur Je rêve. souvent de tendresse et d'amour, Marraine, et c'est vous que je revois toujours Vous m'apparaissez belle et je vois aux cieux Deux étoiles qui sont vos yeux. ”
