Jean-Baptiste Paradis, Poésies évangéliques : la Passion du Sauveur mise en vers français… (1898)
“ Se trouvait une grotte, où loin des bruits du monde, Le Christ venait prier dans une paix profonde. Laissant donc là les huit autres, il prend à part Pierre, Jacques et Jean qu'il emmène à l'écart. Témoins sur le Thabor de sa gloire infinie, Ils devaient l'être aussi de sa triste agonie. Là le Sauveur soudain est saisi de terreur, De tristesse et d'ennui, de dégoût et d'horreur. « Restez ici, dit-il, car il faut que je prie. La prière nourrit l'âme et la fortifie. Mais veillez avec moi, car mon coeur est troublé, Et d'un mortel ennui je me sens accablé. » ”
