Résumé

Jean Burel Mémoires de Jean Burel, bourgeois du Puy (1875)

De tout le pays de Velay et presque de toute la province de Languedoc, elle restait la seule fidèle au drapeau de la Ligue. Cette résistance aveugle, désespérée, était surtout l'oeuvre de son gouverneur Lestrange, qui savait bien devoir en tirer parti quand sonnerait l'heure des accommodements. Mais enfin, en janvier 1596, Henri IV signa à Folembrai, avec le duc de Mayenne, le traité de la soumission du Languedoc. Par les articles secrets accordés au duc de Joyeuse, la ville du
Puy fut maintenue dans ses libertés et priviléges et obtint une amnistie complète.
Source : Gallica

Jean Burel Mémoires de Jean Burel, bourgeois du Puy (1875)

Son ambition, encore secrète, était grande ; car il caressait le rêve d'une principauté indépendante avec Lyon pour capitale et qui aurait compris le Dauphiné, le Forez, l'Auvergne, le Bourbonnais et la Bourgogne. C'est vers lui que les Ligueurs du Puy tournèrent les yeux. Le prince n'eût garde de refuser sa protection et son appui aux
délégués d'une ville qui devait lui rallier tout le Velay.
Source : Gallica

Jean Burel Mémoires de Jean Burel, bourgeois du Puy (1875)

En 1588, lorsque l'assassinat des Guise, tués presque sous les yeux du roi, déchaîna la Ligue contre Henri III et le réduisit à s'allier contre elle aux calvinistes, les catholiques du Velay — il n'y avait en Velay que des catholiques — se divisèrent en deux partis. Le chef des royalistes — auxquels on donnait aussi le nom de Politiques — était François de Chaste, sénéchal du Puy, frère aîné de ce commandeur Aymar de Chaste qui devait bientôt rendre à Henri IV un si éminent service en lui remettant les clefs de la ville de Dieppe.
Source : Gallica

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