Résumé

Firmin-Joseph Guichard Essai sur l'histoire de Digne pendant la peste de 1629 (1845)

Du moment que la peste fut déclarée, une grande partie des habitants, des habitants aisés surtout, s'empressa de déserter la ville. On ne songeait qu'à s'éloigner et à quitter des lieux où la vie était en danger. Quelques officiers royaux eux-mêmes ne craignirent pas d'abandonner leur poste.
Les consuls, au contraire, se dévouèrent avec courage à la pénible mission dont ils étaient chargés : ils se mirent à l'œuvre avec une noble activité, et ordonnèrent toutes les mesures qu'ils crurent devoir prendre dans l'intérêt de la ville.
Source : Gallica

Firmin-Joseph Guichard Essai sur l'histoire de Digne pendant la peste de 1629 (1845)

Mais la mortalité devient de plus en plus effrayante : le nombre des morts s'accroît tous les jours davantage. Les consuls eux-mêmes, ou du moins leurs familles, sont à leur tour atteintes de la peste. Le bureau de santé aurait dû au moins faire une exception pour ceux de qui dépendait le salut de la ville : il fut impitoyable et décida que les mesures prises à l'égard des autres habitants leur seraient appliquées, et le premier consul, Mil Jean Gaudin, fut obligé à son tour d'aller en quarantaine et de se mettre en cabane.
Source : Gallica

Firmin-Joseph Guichard Essai sur l'histoire de Digne pendant la peste de 1629 (1845)

Sera-ce les consuls subrogés nommés et institués par M. le conseiller d'Agut, pendant la peste?
Ou bien les consuls nommés lors de la création du nouvel état et qui ont abondonné la ville à cause de la contagion? Les habitants de Digne ne peuvent pas raisonnablement être tenus d'obéir à plus de trois consuls. D'ailleurs, observe le conseil, les consuls absents de la ville ne peuvent leur être d'aucune utilité, et leurs prétentions ne font naître dans la ville que désordre et confusion.
Source : Gallica

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