“ Chaque Église est orthodoxe à son égard, quoiqu’elle soit hérétique à l’égard des autres ; elle prend pour la Vérité ce qu’elle croit, et traite d’erreur l’opinion qui est contraire à la sienne. De sorte que la dispute entre ces deux Églises, sur la vérité de la doctrine et la pureté du culte, est égale de part et d’autre, et qu’il n’y a point de juge vivant à Constantinople, ni même dans toute la Terre, qui la puisse déterminer. Cette décision n’appartient qu’au souverain juge de tous les hommes, et c’est lui seul qui a le droit de punir les hérétiques. ”
Résumé
“Oeuvres diverses”, est une œuvre de John Locke. Des thèmes tels que le magistrat, le culte ou le salut y sont abordés.
Citations de Oeuvres diverses (John Locke)
“ Il n’y a personne qui, par sa naissance, soit attaché à une certaine église ou à une certaine secte, plutôt qu’à une autre ; mais chacun se joint volontairement à la société dont il croit que le culte est plus agréable à Dieu. Comme l’espérance du salut a été la seule cause qui l’a fait entrer dans cette communion, c’est aussi par ce seul motif qu’il continue d’y demeurer. Car s’il vient dans la suite à y découvrir quelque erreur dans la doctrine, ou quelque chose d’irrégulier dans le culte, pourquoi ne lui serait-il pas aussi libre d’en sortir qu’il a eu le choix d’y entrer ? ”
“ Les bonnes mœurs, qui ne sont pas la moindre partie de la religion et de la véritable piété, se rapportent aussi à la vie civile, et le salut de l’État n’en dépend guère moins que celui des âmes ; de sorte que les actions morales relèvent de l’une et de l’autre juridiction, de la civile et de la domestique, je veux dire, du magistrat et de la conscience. Il est même à craindre que l’une n’empiète sur les droits de l’autre, et qu’il n'y ait un conflit entre le conservateur de la paix et la protectrice des âmes. ”
“ Car il n’y a personne qui puisse, quand il le voudrait, régler sa foi sur la conscience d’un autre. Toute la vertu et la force de la vraie religion consiste dans la persuasion intérieure de l’esprit ; et la foi n’est plus foi, si l’on ne croit point. Quelques dogmes que l’on suive, à quelque culte extérieur que l’on se joigne, si l’on n’est pleinement convaincu que ces dogmes sont vrais, et que ce culte est agréable à Dieu, bien loin que ces dogmes et ce culte contribuent à notre salut, ils y mettent de grands obstacles. ”
“ S’il lui est permis de faire des lois, d’employer la force et les tourments, pour introduire quelques dogmes ou quelques ceremonies chose dans l'Église, quelles bornes lui prescrira-t-on et ne pourra-t-il pas avec autant de droit et les mêmes armes imposer tout ce qu’il s’imagine être véritable? Il n’y a donc personne que l’on doive priver de ses biens temporels à cause de la religion. Les peuples mêmes de l’Amérique, assujettis à un prince chrétien, ne doivent pas être dépouillés de leurs vies et de leurs terres, parce qu’ils n’embrassent pas le christianisme. ”
“ C’est confondre le ciel avec la terre que de vouloir unir ces deux sociétés, qui sont tout à fait distinctes, soit par rapport à leur origine, ou à leur but ou à leurs intérêts. Quelque charge ecclésiastique qu’ait donc un homme, il n’en saurait punir un autre qui n’est pas de son Église, ni lui ôter, sous prétexte de religion, aucune partie de ses biens temporels, ni le priver de sa liberté, et encore moins de la vie. D'ailleurs, ce qui n’est pas permis à toute l’Église en corps, ne saurait devenir légitime, par le droit ecclésiastique, dans aucun de ses membres. ”
“ Il n’y a donc aucune personne, ni aucune Église, ni enfin aucun État, qui ait le droit, sous prétexte de religion, d’envahir les biens d’un autre, ni de le dépouiller de ses avantages temporels. S’il se trouve quelqu’un qui soit d’un autre avis, je voudrais qu’il pensât au nombre infini de procès et de guerres qu’il exciterait par là dans le monde. Si l’on admet une fois que l’empire est fondé sur la grâce, et que la religion se doit établir par la force et par les armes, on ouvre la porte au vol, au meurtre et à des animosités éternelles ”
“ L’Église demeure toujours la même qu’elle était auparavant, c’est-à-dire une société libre et volontaire, soit que le magistrat se joigne à sa communion, ou qu’il l’abandonne ; et, qui plus est, elle ne saurait acquérir, par là ni le droit du glaive, ni perdre celui qu’elle avait d’instruire ou d’excommunier. Ce sera toujours un droit immuable de toute société volontaire de pouvoir bannir de son sein ceux de ses membres qui ne se conforment pas aux règles de son institution, sans acquérir pourtant aucune juridiction sur les personnes qui sont dehors, quelque magistrat qui embrasse son parti. ”
“ Le pouvoir des grands, qui ne la connaissent guère, et à qui elle n’est pas toujours fort agréable, ne lui a jamais donné, et il est à craindre qu'il ne lui donnera jamais qu’un faible secours. Elle n’a pas besoin de la violence pour s’insinuer dans l’esprit des hommes, et les lois civiles ne l’enseignent pas. Si elle n’illumine l’entendement par son propre éclat, la force extérieure ne lui sert de rien. Les erreurs au contraire ne dominent que par le secours étranger qu’elles empruntent. Mais ceci doit suffire pour le coup; passons aux dogmes qui regardent la pratique. ”
“ Il ne suffit pas aux ecclésiastiques de s’abstenir de toute violence, de toute rapine et de toute persécution : puisqu’ils se disent les successeurs des apôtres, et qu’ils se chargent d’instruire les peuples, il faut qu’ils leur enseignent à conserver la paix et l’amitié avec tous les hommes, et qu’ils exhortent à la charité, à la douceur et à la tolérance mutuelle les hérétiques et les orthodoxes, tant ceux qui se trouvent de leur opinion que ceux qui en diffèrent ; tant les particuliers que les magistrats, s’il y en a quelqu’un qui soit membre de leur Église. ”
“ Premièrement, parce que Dieu n’a pas commis le soin des âmes au magistrat civil, plutôt qu’à toute autre personne, et qu’il ne paraît pas qu’il ait jamais autorisé aucun homme pour forcer les autres de recevoir sa religion. Le consentement du peuple même ne saurait donner ce pouvoir au magistrat ; puisqu’il est comme impossible qu’un homme abandonne le soin de son salut jusques à devenir aveugle lui-même et à laisser au choix d’un autre, soit prince ou sujet, de nous prescrire la foi ou le culte que nous devons embrasser. ”
“ Le pouvoir civil est partout le même, en quelques mains qu'il se trouve, et et un prince chrétien ne saurait donner plus d’autorité à l'Église qu’un prince infidèle, c’est-à-dire aucune. Peut-être aussi qu’il ne sera pas mal à propos de remarquer en passant que tous ces zélés défenseurs de la vérité, tous ces ennemis jurés des erreurs et du schisme, ne font presque jamais éclater le zèle ardent qui les ronge pour la gloire de Dieu que dans les endroits où le magistrat les favorise. ”
“ Dans tout ce qui regarde la vie civile, l’usage des choses indifférentes, que Dieu n’a pas expressément défendues, nous est permis ; et, en ce cas, l’autorité humaine peut avoir lieu : mais il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit de la religion. Dans le culte divin, les choses indifférentes ne deviennent légitimes que par l’institution de Dieu, qui a jugé à propos de les élever à cette dignité, et qui, en ses grandes compassions pour nous misérables pécheurs, les veut bien recevoir comme des marques de notre obéissance. ”
“ Pourquoi souffre-t-on qu'il y ait des collèges et des citoyens même ? Vous me répliquerez que ces dernières assemblées ne regardent que le civil, au lieu que les autres, dont il s’agit, ont en vue le spirituel. Est-ce donc que, plus on s’éloigne du maniement des affaires civiles, plus on est disposé à les embrouiller et à y causer du désordre ? Ce n’est pas cela, me direz-vous ; mais les hommes, qui s’assemblent pour traiter de leurs intérêts civils, sont de différente religion, au lieu que les membres des assemblées ecclésiastiques professent tous la même croyance. ”
“ La coutume autorise les assemblées religieuses ; et si vous les accordez à une Église ou à une secte, pourquoi les défendriez-vous aux autres ? Si l’on machine dans quelcune de ces assemblées contre le bien de l’État, ou que l’on y tienne des discours séditieux, il faut punir cette action de la même manière, que si elle s’était passée dans un lieu public. Les églises ne doivent pas servir d’asile aux rebelles et aux criminels ; mais le concours des hommes y doit être aussi libre que dans une foire ou ailleurs ; et je ne vois pas pour quelle raison l’un serait plus blâmable que l’autre. ”
“ Chacun doit porter la peine de son crime, et l’on ne doit pas rendre un homme odieux ni suspect, pour la faute qu’un autre a commise. Qu’on châtie rigoureusement les seditieux, les meurtriers, les brigands, les voleurs, les adulteres, les injustes, les calomniateurs, en un mot, toute sorte de criminels, de quelque religion qu’ils soient ; mais qu’on épargne, et qu’on traite avec la même douceur, que les autres citoyens, ceux dont la doctrine est pacifique, et dont les mœurs sont chastes et innocentes. ”
“ Pourquoi est-ce que ce zèle brûlant pour la gloire de Dieu, pour les intérêts de l’Église et le salut des âmes, ce zèle qui brûle à la lettre et qui emploie le fagot et le feu, pourquoi ne punit-il pas ces vices et ces désordres, dont tout le monde reconnaît l’opposition formelle au christianisme ; et d’où vient qu’il met tout en œuvre pour introduire des cérémonies ou pour établir des opinions, qui roulent pour la plupart sur des matières épineuses et délicates, qui sont au-dessus de la portée du commun des hommes ? ”
“ Quoi ! vous permettriez à un païen de négocier chez vous, et vous l’empêcheriez de prier Dieu et de l’honorer à sa manière ! Les juifs peuvent séjourner au milieu de vous, et habiter dans vos maisons ; pourquoi donc leur refuserait-on des synagogues ? Leur doctrine est-elle plus fausse, leur culte est-il plus abominable et leur union est-elle plus dangereuse en public qu’en particulier ? Si l’on doit accorder toutes ces choses aux Juifs et aux infidèles, la condition des chrétiens sera-t-elle pire que la leur, dans un État qui professe l’Évangile de Jésus-Christ ? ”
“ Le dessein de la véritable religion est tout autre chose : elle n’est pas instituée pour établir une vaine pompe extérieure, ni pour mettre les hommes en état de parvenir à la domination ecclésiastique, ni pour contraindre par la force ; elle nous est plutôt donnée pour nous engager à vivre suivant les règles de la vertu et de la piété. Tous ceux qui veulent s’enrôler sous l’étendard de Jésus-Christ doivent d’abord déclarer la guerre à leurs vices et à leurs passions. C’est en vain que l’on prend le titre de chrétien, si l’on ne travaille à se sanctifier et à corriger ses mœurs ”
“ Et si un païen rejette le Vieux et le Nouveau Testament, faut-il le punir comme un mauvais citoyen qui est indigne de vivre ? Soit que l’on croie, ou que l’on ne croie pas ces choses, le pouvoir du magistrat et les biens des sujets sont à couvert et en sûreté. J’avoue que ces opinions sont fausses et absurdes ; mais les lois ne décident pas de la vérité des dogmes ; elles n’ont en vue que le bien et la conservation de l’État et des particuliers qui le composent. Ce n'est pas tout, il serait à souhaiter qu'on permît un jour à la Vérité de se défendre et de se soutenir par elle-même. ”
“ Les hommes ont deux voies, pour terminer leurs différends, celle de la justice et celle de la force ; mais il arrive d'ordinaire que l’une commence là où l’autre finit. Il ne m'appartient pas d’examiner jusqu’où s’étendent les droits des magistrats dans chaque nation : je vois seulement ce qui se pratique dans le monde, lorsqu’il n’y a point de juge pour décider les controverses. De sorte, me direz-vous, que le magistrat, qui a toujours la force en main, ne manquera pas de faire valoir ses intérêts et de venir à bout de ceux qui s'y opposent. ”
“ Car, enfin, si c’est par un principe de charité et d’amour fraternel qu’ils dépouillent les autres de leurs biens, qu’ils leur infligent des peines corporelles, qu’ils les font périr de faim et de froid dans des cachots obscurs, en un mot, qu’ils leur ôtent la vie, et tout cela, comme ils le prétendent, pour les rendre chrétiens et leur procurer leur salut, d’où vient qu’ils souffrent que l’injustice, la fornication, la fraude, la malice et plusieurs autres crimes de cette nature qui, au jugement de l’apôtre, méritent la mort (Rom. ”
“ Ce que tous les hommes doivent rechercher avec tout le soin, l’étude, l’application et la sincérité dont ils sont capables, ne doit pas être regardé comme le partage de quelques personnes qui tiennent un certain rang dans le monde. Si la naissance élève les princes au-dessus des autres hommes, la nature les rend tous égaux; et le droit ou l'art de gouverner les peuples n'enferme pas la connaissance de toutes choses, et beaucoup moins celle de la vraie religion. S’il en était ainsi, d’où viendrait, je vous prie, que les rois et les souverains de la terre sont si opposés sur cet article-là ? ”
“ Que si cette Église, qui est de la religion du souverain, est regardée comme le plus ferme appui du gouvernement civil, par cela seul que les loix et le magistrat la favorisent ; quelle ne doit pas être la force d’un État lorsque tous les bons citoyens jouissent également de la faveur du prince et de la protection des loix, sans qu’il ait aucun égard à la difference de leur religion quelle qu’elle soit, et que la severité des loix n'est à craindre que pour les criminels et pour ceux qui cherchent à troubler le repos public ? ”
“ Puis donc qu’ils sont libres au premier égard, ils doivent établir quelque société religieuse, afin de se trouver ensemble, non seulement pour leur édification mutuelle, mais aussi pour témoigner à tout le monde qu’ils adorent Dieu, et qu’ils n’ont pas honte de lui rendre un culte qu’ils croient lui être agréable ; afin d’engager les autres, par la pureté de leur doctrine, la sainteté de leurs mœurs et la bienséance des cérémonies, à aimer la religion et la vertu ; en un mot, afin de se pouvoir acquitter en corps de tous les actes religieux, dont les particuliers ne sont pas capables. ”
“ S’il faut exhorter les chrétiens à s’abstenir de la vengeance, quand même on les aurait irrités par des injustices réitérées jusques à sept fois soixante-dix fois, combien plus doit-on s’abstenir de toute colère et de toute action violente envers des personnes de qui l’on n’a reçu aucun mal, ou qui même ne pensent qu’à leurs véritables intérêts et à servir Dieu de la manière qui leur paraît lui être la plus agréable, ou qui enfin embrassent la religion où ils croient pouvoir mieux faire leur salut ? ”
“ Je n’arriverai jamais au séjour des bienheureux par une route que ma conscience désapprouve. Je puis m’enrichir à faire un métier qui me déplaît, et opérer ma guérison par l’usage de certains remèdes dont la vertu m’est suspecte ; mais je ne saurais obtenir le salut par la voie d’une religion que je soupçonne être fausse, ni par la pratique d’un culte que j’abhorre. Un incrédule a beau affecter un extérieur honnête et bien réglé, il n’y a que la foi et la sincérité du cœur qui puissent plaire à Dieu. ”
“ Si l’on permet aux uns de célébrer des assemblées solennelles et certains jours de fête, de prêcher en public et d’observer d’autres cérémonies religieuses, on ne peut refuser la même liberté aux Remontrans, aux Contre-Remontrans, aux Luthériens, aux Anabaptistes ni aux Sociniens. Pour dire franchement la vérité, et eu égard à ce que les hommes se doivent les uns aux autres, l’on ne doit exclure de la société civile ni les Païens, ni les Mahométans, ni les Juifs, à cause de la religion qu’ils professent. ”
“ En troisième lieu, le soin du salut des âmes ne saurait appartenir au magistrat, parce que, si la rigueur des lois et l’efficace des peines ou des amendes pouvaient convaincre l’esprit des hommes, et leur donner de nouvelles idées, tout cela ne servirait de rien pour le salut de leurs âmes. En voici la raison, c’est que la vérité est unique, et qu’il n’y a qu’un seul chemin qui conduise au ciel. Mais quelle espérance y a-t-il qu’on y amène plus de monde, si l'on n’a d’autre règle à suivre que la religion de la cour ”
“ Si le pouvoir civil s’étend jusque-là, qu’y a-t-il qu’on ne puisse introduire dans la religion ? Quel amas confus de cérémonies, quelles inventions superstitieuses n’appuiera-t-on pas sur l’autorité du magistrat, pour en accabler la conscience des adorateurs de Dieu puisque la plus grande partie de ces rites ne consiste que dans l’usage religieux de certaines choses qui sont indifférentes de leur nature ; et qu'il ne devient criminel que parce que Dieu n’en est pas l’auteur. ”
“ Est-ce que de tous ces chemins, il n’y en a qu’un seul qui conduise au salut ? Eh bien, soit. Mais de ce nombre infini de routes que les hommes prennent, il s’agit de savoir quelle est la véritable ; et je ne crois pas que le soin du gouvernement public ni le droit de faire des lois serve au magistrat à découvrir le chemin qui conduit au Ciel, avec plus de certitude que la recherche et l’application n’en donnent à un particulier. Si je suis attaqué d’une rude maladie, qui me fait traîner une vie languissante, et qu’il n’y ait pour me guérir qu’un seul moyen, qui est inconnu ”
“ Si l’on peut manger du pain chez soi, ou boire du vin, assis ou à genoux, sans qu’il y ait du crime, le magistrat ne saurait défendre cette pratique dans l’Église, quoique le pain et le vin y soient destinés à un tout autre usage qu'à la nourriture du corps. Tout ce qui peut préjudicier au public, et que les lois défendent pour le bien commun de la société, ne doit pas être souffert dans l'Église, à quelque usage sacré qu'on l'emploie, ni demeurer impuni. ”
“ Il est du devoir du magistrat civil d’assurer, par l’impartiale exécution de lois équitables, à tout le peuple en général, et à chacun de ses sujets en particulier, la possession légitime de toutes les choses qui regardent cette vie. Si quelqu’un se hasarde de violer les lois de la justice publique, établies pour la conservation de tous ces biens, sa témérité doit être réprimée par la crainte du châtiment, qui consiste à le dépouiller, en tout ou en partie, de ces biens ou intérêts civils, dont il aurait pu et même dû jouir sans cela. ”
Termes fréquents
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