Résumé

Joseph Beaurredon La culture de la vigne dans l'antiquité (1887)

Vous pensez que les conditions du sol ou du climat sont indifférentes à la vigne ?
COLUMELLE.
Loin de là ; nous disons soulement qu'elle les tolère à peu près toutes, quoiqu'elle ait assurément des préférences. Si quelqu'un peut choisir à son gré, qu'il se souvienne donc que la vigne se plaît moins dans un climat pluvieux, ou froid, ou fécond en tempêtes; qu'elle veut une terre plutôt légère qu'épaisse ; plutôt riche que maigre ; plutôt sèche qu'humide ; plutôt des pentes douces que des côteaux abruptes et escarpés.
Source : Gallica

Joseph Beaurredon La culture de la vigne dans l'antiquité (1887)

Je pense notamment, — et je l'ai souvent répété durant ma vie, — que la vigne est la moins exigeante des plantes quant à la qualité du sol et qu'un terrain est d'autant meilleur pour elle qu'il est moins compacte et plus friable. J'ai osé même assurer que les sols sablonneux, et à soussol aliotique ou de tuf, convenaient éminemment à la viticulture, partout où le niveau des eaux est assez bas ; — affirmation qui vous paraîtra peut-être téméraire, comme elle le parut à la généralité de mes contemporains.
Source : Gallica

Joseph Beaurredon La culture de la vigne dans l'antiquité (1887)

Ainsi, un viticulteur avisé donnera à un terrain maigre une vigne naturellement féconde ; à un terrain gras, une vigne naturellement peu vigoureuse ; à un sol compacte, une vigne exubérante et riche en bois ; à un sol sablonneux et léger, un cépage à sarments rares. Dans un lieu humide, il évitera de planter des vignes à grains tendres et volumineux ; il fera choix au contraire d'un cépage à grains durs, serrés et à pépins nombreux. Ce sera l'inverse dans un terrain sec. Disons enfin, comme dernier exemple, qu'un climat froid demande une vigne hâtive
Source : Gallica

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