Résumé

Charles Garnier Théorie pour l'amélioration de la culture de la vigne… (1857)

Si peu que l'on néglige une vigne, on la voit s'affaiblir de plus en plus. On ne peut jamais trop bien cultiver ; plus on façonne la terre, plus on la rend fertile. On ne saurait se faire une idée du bien que fait la culture auprès de la non-culture : on voit des petits terrains dont la fertilité surpasse l'imagination ; dans le courant de l'année, ils produisent beaucoup de raisins, et, à la veille des vendanges, ils viennent en bonne maturité : ce n'est que la force de la culture qui les rend si productifs.
Source : Gallica

Charles Garnier Théorie pour l'amélioration de la culture de la vigne… (1857)

La première façon que l'on donne à la vigne est le déchaussement. Une fois la culture ordinaire commencée, on doit continuer à la travailler, qu'elle promette ou non un bon produit. Car, avons-nous dit, la vigne est une plante folle, qui tantôt produit beaucoup, tantôt rapporte peu ; elle ne produit que par série ; quand il n'y a guère de récolte dedans, il faut toujours la cultiver. Il est aussi utile de le faire quand elle a l'apparence de ne rien produire, que
quand elle promet une bonne récolte, parce que quand il survient plusieurs années de manque, il fait bon faire beaucoup de vin.
Source : Gallica

Charles Garnier Théorie pour l'amélioration de la culture de la vigne… (1857)

Les vignes dont on ne connaît pas l'origine, celles qui sont bien cultivées, n'ont pas un cep qui ait plus de vingt-cinq ans ; mais ceci dépend beaucoup de la force du terrain. Dans les forts terrains, ils résistent plus longtemps que dans un terrain petit : plus le terrain est maigre et plus il est au nord, plus on doit renouveler les ceps. Point de provins : point de bons cultivateurs-vignerons ; point de provins : peu de revenus. C'est la régénération des ceps, qui est l'âme de l'amélioration des plants : plus on recouche un cep, plus il est bon ; c'est la source de l'abondance des vignes.
Source : Gallica

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