Résumé

L'esclavage dans la société moderne… (1873)

Il a attaché effectivement un progrès au travail, mais un progrès humain, lequel consiste dans le perfectionnement de l'homme par l'oeuvre de plus en plus parfaite qui sort de ses mains et de son intelligence, mais non point dans l'augmentation de la richesse ou de l'or d'une part, et d'autre part dans l'augmentation de la misère et de la servitude.
A la fin du dernier siècle, un prétendu philosophe est venu dire aux hommes : « Travaillez pour produire beaucoup, et vous deviendrez riches, car le travail, c'est la richesse, c'est l'or. »
Source : Gallica

L'esclavage dans la société moderne… (1873)

Tous les fragments, tous les textes religieux et philosophiques s'effacent, s'annihilent devant cette formation unique d'une société chrétienne où le lien est la fraternité, où le mariage est un sacrement, symbole de l'union mystique de Jésus-Christ avec l'Eglise, où enfin il n'y a plus de trace d'esclavage, puisque tous les membres de la nouvelle société mettent leurs biens en commun et n'ont plus qu'un coeur et qu'une âme. Toutes les sectes philosophiques et religieuses préexistantes n'ont rien de comparable.
Source : Gallica

L'esclavage dans la société moderne… (1873)

Si le maître ou fabricant, car tout le travail est devenu fabrique, confection, entreprise et spéculation, si le maître, disons-nous, ne peut vouloir améliorer le sort de l'ouvrier, celui-ci, de son côté, ne peut vouloir supporter son état de servitude et de misère. Les grèves en sont une preuve sans réplique. Ces grèves, qui se renouvellent si fréquemment et partout, révèlent un symptôme de maladie dans les classes ouvrières; les jours de travail ne sont plus que des intermittences de la fièvre qui les travaille, en attendant la grande crise.
Source : Gallica

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