Résumé

La garde nationale de Lille à la colonne monumentale de Boulogne… (1841)

M. le sous-préfet est un tout jeune homme, aux belles manières, à la parole facile et paraissant accoutumé à vivre dans le monde. Il nous reçut avec une extrême politesse, nous complimenta sur notre belle tenue et sur le dévoûment dont nous faisions preuve en venant de si loin concourir à l' embellissement des fêtes de Boulogne, ce à quoi l'un de nous répondit que le seul but de notre voyage était de rendre un pieux hommage au héros qui porta si haut la gloire de la France et sut toujours faire respecter le nom français à l'étranger.
Source : Gallica

La garde nationale de Lille à la colonne monumentale de Boulogne… (1841)

La génération de 1830 ne démentira pas celle de 1789; le courage intrépide des artilleurs Lillois de 1792, pères de ces artilleurs Lillois qui aujourd'hui nous entourent, nous écoutent, sera, si les circonstances le réclament imité par nous tous. Comme eux, pour l'indépendance et la Liberté de la France, nous affronterions la mort ; comme eux, nous exposerions nos cités, nos femmes, nos enfans, aux souffrances, aux périls, et aux horreurs d'un siège qui, comme celui de Lille en 1792, devrait sauver la patrie. Jurons-le, camarades, et Vive la Liberté !
Source : Gallica

La garde nationale de Lille à la colonne monumentale de Boulogne… (1841)

Dans l'intervalle, et par une juste réciprocité, Napoléon avait pensé devoir rendre à son armée l'hommage qu'il en avait reçu. Si l'armée lui avait voté une colonne de marbre, payée des deniers du plus humble soldat, l'empereur à son tour éleva à son armée une colonne de bronze, dont les matériaux furent payés par les ennemis de la France. Entre le monument de Boulogne et celui de la place Vendôme, il existe donc une fraternité patente.
Source : Gallica

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