Résumé

Louis Auguste Camus Richemont Mémoire sur certains intérêts de politique extérieure… (1848)

Elle laissait au coeur de chaque Français une haine implacable, héréditaire dans chaque famille.—Ce sentiment profond commande une réparation. C'est donc la limite assignée à la France par les traités antérieurs à l'Empire que doit réclamer la République nouvelle, comme une propriété dont la force n'a pu la dépouiller légitimement, puisqu'il suffit de la force pour la reprendre avec justice. Cette
restitution est le complément indispensable de notre assiette géographique, la garantie de notre sécurité, le seul gage certain d'une paix éternelle entre l'Allemagne et la France.
Source : Gallica

Louis Auguste Camus Richemont Mémoire sur certains intérêts de politique extérieure… (1848)

Nous n'avons pas, à l'égard de la Prusse, à nous prévaloir des mêmes arguments qu'envers l'Italie. Il ne s'agit plus ici de racheter la restitution d'une limite de sûreté par une accession bienveillante à l'accroissement de territoire et de population qui change les rapports de force relative entre deux peuples voisins. Loin d'acquérir une augmentation de puissance, la Prusse est exposée à voir déchoir la sienne, par les changements que peut amener la révolution qui travaille et agite ses États.
Source : Gallica

Louis Auguste Camus Richemont Mémoire sur certains intérêts de politique extérieure… (1848)

Elle n'a que ce moyen de se faire accueillir avec enthousiasme et sincérité par tous les partis, par toute la population des villes et des campagnes, par l'armée qui se verra restituer le prix de sa valeur et de son sang, par le commerce et l'industrie qui trouveront dans l'accroissement de la puissance nationale une cause nouvelle de sécurité pour les capitaux engagés envers l'État, et qui contribuera à relever le crédit, à ouvrir un champ plus vaste et plus sûr de spéculations et d'entreprises
Source : Gallica

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