Résumé

Luc-Pierre Riche-Gardon Le Droit du travailleur sans domicile au suffrage universel… (1850)

Celui qui ne possède rien n'a rien à défendre. Oui, ce n'est pas une calomnie : selon vos doctrines répétées sans cesse, il n'a rien à défendre, celui qui n'a pas de l'or, de l'argent, des maisons, des marchandises et un domicile !
Et Dieu qui vous écoute répond : Ils ont à défendre tout ce que je leur ai donné : la liberté, la raison et la vie; les facultés morales et les facultés physiques destinées à les garantir contre toute oppression ! Ils ont à défendre les conditions de la liberté, qui assure leur moralité
Source : Gallica

Luc-Pierre Riche-Gardon Le Droit du travailleur sans domicile au suffrage universel… (1850)

Le droit de suffrage, c'est pour le simple travailleur le seul moyen de se protéger contre l'abus des droits de ceux qui le font travailler ; c'est le droit de participer à l'élection des législateurs qui prononcent sur les conditions de son travail ; c'est le droit de ne pas laisser choisir tous ses juges par ceux qui ont intérêt à l'opprimer, par ceux qui l'oppriment sans cesse, sans s'en apercevoir, par entraînement de situation et malgré les protestations les plus constantes.
Source : Gallica

Luc-Pierre Riche-Gardon Le Droit du travailleur sans domicile au suffrage universel… (1850)

Enfin, lorsque les partis défenseurs des privilèges proclament la guerre sociale, plus que jamais le droit de suffrage est pour tous l'unique moyen de défendre la propriété naturelle dont Dieu nous a dotés ; c'est l'unique moyen de la défendre contre les dominations qui ont engendré partout une effrayante démoralisation; et c'est le premier des devoirs envers Dieu, qui nous impose de défendre ce que Dieu nous a donné, en père bienveillant, comme une parcelle de sa divine nature!
Source : Gallica

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